À 82 ans, Denis Sassou Nguesso a été reconduit à la tête du Congo-Brazzaville pour un cinquième mandat consécutif, avec un score écrasant de 94,82 % des voix dès le premier tour. Cumulant déjà plus de quarante ans au pouvoir, le président sortant prolonge ainsi son règne jusqu’en 2031 dans un pays riche en pétrole qu’il dirige fermement.
Si les chiffres officiels annoncent une participation massive de plus de 84 %, les observateurs sur place ont pourtant noté une faible affluence dans les bureaux de vote, alors que les résultats provisoires attendent désormais la validation de la Cour constitutionnelle.
Le scrutin s’est déroulé dans un climat de tension et de contrôle strict, marqué par une coupure totale du réseau internet et une forte présence sécuritaire dans les rues désertes. Face à une opposition affaiblie par le boycott des principaux partis et l’emprisonnement de figures historiques, le président n’affrontait que des candidats sans réelle assise politique.
Bien que la Constitution actuelle lui interdise théoriquement de se représenter en 2031, la question de sa succession reste entière, l’intéressé se contentant d’évoquer vaguement le futur rôle de la jeunesse sans désigner d’héritier.














