On en sait un peu plus sur le contenu des accords signés à Conakry ce mardi 16 mai entre les présidents guinéen, libérien et Sierra-leonais. Selon le Directeur de l’information et des relations publiques des armées, les discussions ont porté sur la paternité de la portion de territoire litigeuse entre la Guinée et ces pays voisins.
Si ces échanges de haut niveau ont permis d’apaiser les populations, elles n’ont donc pas manqué de discuter du fond du problème. « Vous n’êtes pas sans savoir que le différend entre la Guinée et la Sierra Leone ne date pas d’aujourd’hui. Mais il existe des accords et des conventions entre la Sierra Leone et la Guinée. Cette situation historique a été mise sur la table. Les trois présidents ont discuté en profondeur. Le plus important était de clarifier la situation avec le Libéria. Quand vous prenez la rivière Makona, avec les accords de 1907, cette partie de la rivière appartient sans équivoque à la République de Guinée », a annoncé sans ambage Ansoumane Toumani Camara.
Selon lui, l’un des résultats du sommet est que les chefs d’États qui sont venus, le président du Libéria et le président de la Sierra Leone, ont tous reconnu que cette rivière appartient à la Guinée. « Deuxièmement, il y a un autre accord entre la Sierra Leone et la Guinée concernant le processus de délimitation (bornage). Ce processus a débuté en 1882, à l’époque coloniale entre l’Angleterre et la France, pour s’achever en 1912. Cela a fixé la délimitation entre les deux pays. En conclusion, que s’est-il passé ? Les chefs d’État de Sierra Leone et du Libéria ont accepté de respecter ces conventions qui attribuent à la Guinée ces zones litigieuses convoitées, et ils ont reconnu qu’il s’agit de portions du territoire guinéen », rassure le Directeur de l’information et des relations publiques des armées.
Il a ensuite précisé : « Nous devons le dire ici haut et fort : malgré ces incidents, aucune portion du territoire guinéen n’a été occupée ou cédée à un quelconque pays. Soyons clairs. Lors du sommet tripartite, les chefs d’État ont reconnu ce fait validé depuis des années. Nous restons sur nos positions : le territoire où il y a eu des incidents est sous l’autorité compétente de la République de Guinée ».













