Poursuivi par l’État guinéen pour des faits présumés de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite, de corruption et de blanchiment de capitaux, les débats se poursuivent ce mercredi 18 mars dans l’affaire Mohamed Lamine Bangoura, incarcéré depuis le 15 décembre 2022.
La semaine dernière, la Chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a ordonné au gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) de produire les relevés des comptes de la Cour constitutionnelle couvrant la période d’octobre 2018 à septembre 2021. Dans la même décision, le juge Yagouba Conté a également demandé au directeur général de la banque UBA de transmettre les relevés bancaires du prévenu.
Ces mesures font suite aux nombreuses interrogations soulevées à la barre concernant la gestion des 20 milliards de francs guinéens dont Mohamed Lamine Bangoura est accusé d’avoir détourné.
À l’issue des précédentes audiences, l’ancien président de la Cour constitutionnelle avait formulé une demande de mise en liberté, restée sans suite.
Ce mercredi, les audiences reprennent avec la comparution attendue du greffier Lanciné Kankou Keita, qui s’est constitué partie civile aux côtés de l’État guinéen. Ce dernier accuse l’ex-président de la Cour constitutionnelle d’avoir détourné son salaire.
Seul détenu parmi ses co-prévenus actuellement en fuite, Mohamed Lamine Bangoura devrait à nouveau assurer sa défense devant la CRIEF, une semaine après le rejet, une fois de plus, de sa demande de mise en liberté par la Chambre de jugement.
Les débats se poursuivent donc aujourd’hui dans un climat marqué par de fortes attentes, notamment autour des pièces bancaires réclamées et des témoignages attendus, qui pourraient apporter de nouveaux éclairages sur cette affaire.
Amadou Diallo














