Au Tribunal de Première Instance de Dixinn, trois dossiers sensibles ont été examinés ce mardi 17 mars 2026, mettant en cause de jeunes femmes poursuivies pour des faits présumés de meurtre et d’enlèvement d’enfant. Dans la première affaire, Aïssatou Bah est accusée du meurtre d’un jeune homme survenu le 28 juin 2025 dans un bar à Lambanyi.
À la barre, elle a invoqué la légitime défense, affirmant avoir été agressée par trois individus. Une version contestée par le ministère public, qui souligne des incohérences et insiste sur la gravité du geste, un coup porté au cou avec une bouteille brisée. Le parquet a requis 15 ans de réclusion, tandis que la défense plaide l’application des dispositions liées à la légitime défense.
Dans le deuxième dossier, Fatoumata Binta Diallo est poursuivie pour enlèvement d’un nourrisson de 21 jours, après une rencontre avec la mère de l’enfant à Coléah en 2025. L’accusée nie toute intention criminelle, évoquant un geste d’aide, malgré des déclarations antérieures consignées dans le procès-verbal. Le ministère public a requis 10 ans d’emprisonnement, alors que la défense sollicite des circonstances atténuantes, évoquant un traumatisme personnel.
Enfin, Mariame Camara comparaît pour meurtre avec préméditation sur un enfant d’un an et demi. Elle rejette toute implication, affirmant avoir découvert la victime après les faits. La défense a obtenu la comparution du médecin légiste pour éclairer le dossier, tandis qu’une requalification des faits reste envisageable. Les décisions dans les deux premières affaires sont attendues le 26 mars, alors que les débats se poursuivent ce mercredi 18 mars pour le troisième dossier.
Aboubacar Sidiki Camara














