Le groupe minier Falcon Energy Materials a officiellement lancé une procédure d’arbitrage international contre la République de Guinée, réclamant une indemnisation de 100 millions de dollars américains. Cette action, déposée le 16 mars 2026 auprès du Centre International pour le Règlement des Différends d’Investissement (CIRDI), fait suite à ce que la société qualifie d’expropriation illégale du projet de graphite de Lola.
Par cette démarche, Falcon dénonce la violation du traité bilatéral d’investissement entre les Émirats arabes unis et la Guinée, après la révocation unilatérale de sa licence d’exploitation par décret présidentiel en mai 2025.
Malgré plusieurs tentatives de résolution à l’amiable et l’ouverture d’un délai de négociation de six mois, le dialogue avec le ministère des Mines guinéen n’a mené à aucune proposition d’indemnisation, déclare la société. Face à cette impasse, le directeur général de la société, Matthieu Bos, a affirmé disposer du soutien total de ses actionnaires et des fonds nécessaires pour mener cette bataille juridique jusqu’au bout. Falcon a ainsi mandaté le prestigieux cabinet international LALIVE, spécialisé dans les litiges miniers, pour défendre ses intérêts et obtenir réparation pour la perte de ses actifs et les préjudices subis.
Cette procédure place la Guinée sous une pression financière et diplomatique importante, les sentences du CIRDI étant exécutoires dans 158 États membres. Tandis que le bras de fer judiciaire s’engage, Falcon Energy Materials précise que cette situation n’affecte pas ses autres ambitions stratégiques, notamment le développement de son usine de production de graphite au Maroc.
Ce litige illustre une nouvelle fois les tensions croissantes entre les autorités de Conakry et les investisseurs miniers internationaux concernant la gestion et la sécurisation des titres d’exploitation sur le territoire national.














