À la veille de la fête de Ramadan, notre reporter a effectué, ce jeudi 19 mars, un tour dans certains marchés de la capitale Conakry. Dans ces lieux, l’ambiance est bien présente. On y observe une foule compacte, et il est difficile de se frayer un chemin en raison des nombreux va-et-vient.

Après la viande, dont le prix du kilo varie entre 75 000, 80 000 et 90 000 francs guinéens, c’est le poisson qui se fait également remarquer par son coût élevé. Les prix varient selon la taille : certains poissons coûtent 80 000 GNF, d’autres 50 000 GNF, et quelques-uns 20 000 GNF. Il existe aussi des tas vendus à 20 000 GNF l’unité.
Quant au litre d’huile végétale, il coûte environ 20 000 francs guinéens. Le tas de pommes de terre se négocie désormais à 20 000 GNF. Contrairement aux jours précédents, il est devenu rare de trouver des tas à 2 000 ou 5 000 GNF.

Le tas d’oignons, quant à lui, se vend à 10 000 GNF. L’aubergine est également devenue un produit de luxe : les grosses pièces se vendent entre 3 000 et 5 000 GNF l’unité. Le prix du chou n’est pas non plus reluisant. Une grosse pomme de chou se vend entre 7 000 et 10 000 GNF, tandis que les plus petites s’obtiennent entre 3 000 et 5 000 GNF.

Même constat dans les marchés de Yembeya et de Cosa : une forte affluence et des prix jugés exorbitants, d’où les nombreuses plaintes des acheteurs.
Rencontrée sur place, Aissatou Bah se confie: « Je suis venue faire des achats aujourd’hui pour pouvoir faire la prière de demain matin. Je cherche des condiments pour la fête, mais tout est cher. Les prix sont élevés par rapport à mes moyens. J’ai fait plusieurs allers-retours, mais rien de concret. Il n’y a pas d’argent, la situation est dure… c’est vraiment compliqué. »
Marliatou Sall














