Face à l’impasse diplomatique née du retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger, la CEDEAO mise sur l’expertise de l’ancien Premier ministre guinéen Lansana Kouyaté, officiellement nommé négociateur en chef ce mardi 24 mars 2026. Désigné par le président en exercice de l’organisation, le Sierra-Léonais Julius Maada Bio, cet ex-Secrétaire exécutif de la CEDEAO aura pour mission délicate de renouer le dialogue avec les autorités de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Son mandat, initialement fixé pour une durée de trois mois renouvelables, vise à trouver une issue politique et institutionnelle à une rupture qui menace l’intégration régionale.
Le choix de cette figure de la diplomatie africaine intervient dans un climat de tensions persistantes, où la dynamique de rupture semble s’enraciner. En s’appuyant sur la connaissance approfondie des rouages communautaires de Lansana Kouyaté, la CEDEAO espère ainsi fléchir la position des pays de l’AES et stabiliser l’espace sous-régional.
Cette nomination est perçue comme une ultime tentative de médiation pour préserver les acquis économiques et sécuritaires communs avant que le divorce ne devienne irréversible.














