Ce mercredi 25 mars 2026, les Nations unies ont adopté une résolution marquante érigeant la traite des Africains au rang de « crime le plus grave contre l’humanité ». Porté avec détermination par le Ghana au nom de l’Union africaine, ce texte a recueilli 123 suffrages favorables, consacrant officiellement l’esclavage racialisé comme l’injustice la plus inhumaine et persistante de l’histoire.
Malgré l’abstention de plusieurs nations occidentales et européennes, préoccupées par l’établissement d’une hiérarchie entre les crimes internationaux, ce vote représente une victoire symbolique et politique sans précédent pour la reconnaissance des souffrances endurées durant quatre siècles.
Au-delà de la proclamation, ce scrutin déplace désormais le débat vers le terrain de la justice réparatrice et des actions concrètes. Le président ghanéen John Mahama, soutenu par de nombreux experts, exhorte la communauté internationale à transformer ce devoir de mémoire en mesures tangibles, telles que la restitution des trésors culturels spoliés, l’annulation des dettes héritées de l’ère coloniale ou le financement de programmes éducatifs massifs.
Bien que non contraignante, cette décision de l’Assemblée générale crée un levier diplomatique puissant pour corriger les inégalités structurelles qui affectent encore aujourd’hui les descendants des victimes de la traite.














