L’Association Professionnelle des Banques (APB) a tenu à rassurer l’opinion publique sur la robustesse du système financier guinéen, niant fermement tout lien entre la crise actuelle du numéraire et l’emprunt obligataire d’État de 5 000 milliards GNF. Selon l’organisation, cet instrument classique de financement des investissements publics n’a aucun impact direct sur la disponibilité des billets dans les agences.
L’APB précise également que les réserves obligatoires logées à la Banque Centrale affichent un niveau confortable de 8 750 milliards GNF, soit un ratio de 11,75 % des dépôts, ce qui place la Guinée bien au-dessus des moyennes de la sous-région.
Pour les banquiers, les difficultés de retrait observées ne relèvent pas d’un déficit structurel de liquidité, mais sont principalement causées par des facteurs comportementaux. Le communiqué pointe du doigt une thésaurisation excessive, une préférence marquée des usagers pour la détention de cash hors du circuit bancaire et des déséquilibres logistiques dans la distribution fiduciaire.
En somme, l’argent existe dans le système, mais il circule mal ou reste stocké par les particuliers, créant ainsi une tension artificielle aux guichets.
L’APB appelle à la responsabilité citoyenne pour éviter d’alimenter une panique inutile qui pourrait aggraver la situation. L’organisation réaffirme son engagement à collaborer étroitement avec les autorités et le secteur privé pour normaliser l’accès au numéraire dans les plus brefs délais.













