Le sujet de l’utilisation de documents falsifiés pour simuler une appartenance à la flotte guinéenne, avec le drapeau du pays, suscite des réactions, continue de susciter des inquietes et occupe la Une des sites a linternational. Allureinfo a interpellé ce vebdredi 27 mars 2026 lors de la conference de presse, le ministre porte-parole du gouvernement.
Ousmane Gaoual Diallo a rappelé les faits pour commencer: « Oui, c’est la deuxième fois que nous apprenons que des bateaux battant pavillon guinéen sont arraisonnés. D’abord, c’était par la marine américaine, et maintenant en Belgique, par l’armée. Une opération combinée de la France et de la Belgique a, dans les deux cas, intercepté des bateaux russes transportant du pétrole, qui sont mis en cause. »
Aujourd’hui, le gouvernement veut y voir clair dans ces accusations d’usurpation. Il a déjà mis en branle des actions, détaille le ministre : « Quand cela s’est produit une deuxième fois, nous avons d’abord communiqué pour dire qu’il n’y a aucune immatriculation d’un pavillon international en Guinée. Nous avons un registre national d’immatriculation des bateaux, mais il n’existe pas de pavillon guinéen dans les mers internationales. Donc, si quelqu’un voit ce pavillon là-bas, ce ne peut pas être un pavillon guinéen officiel, car nous n’avons délivré aucun acte permettant d’immatriculer un quelconque bateau. »
Puis, l’ambassadeur de Russie en Guinée a été invité à fournir des explications, ajoute le ministre porte parole du gouvernement :
« La deuxième chose que nous avons faite, c’est d’inviter l’ambassadeur de la Russie, que j’ai reçu personnellement, afin de solliciter des explications. Il nous a promis de transmettre l’information et de nous apporter les éclaircissements nécessaires. Car c’est une situation qui touche à l’image et à la crédibilité de notre pays. »
Conakry ne compte pas en rester là. Le gouvernement attend des informations complémentaires, rassure Ousmane Gaoual Diallo :
« Nous attendons donc les explications de l’ambassadeur sur ce point. Le ministre des Affaires étrangères et moi-même veillerons à obtenir les bonnes informations. Mais, en tout état de cause, la Guinée n’a immatriculé aucun bateau. Toutes les immatriculations sont disponibles à la marine marchande et à l’ENAM, qui relèvent de mon autorité. Nous avons mené toutes les investigations internes et pouvons affirmer que nous n’avons ouvert aucun registre en Guinée pour l’immatriculation de pavillons internationaux. Certains pays en font un business, mais en Guinée, il n’y a pas de pavillon. »
Amadou Diallo
Tél: (+224) 610-33-64-64













