Un violent incendie s’est déclaré dans la soirée de ce mardi dans le quartier Gomboya, situé dans la préfecture de Coyah, provoquant d’importants dégâts matériels et suscitant une vive émotion au sein de la population.
Selon des témoignages recueillis sur place, le sinistre aurait été déclenché à l’arrière d’une concession, où des individus brûlaient des câbles électriques afin d’en extraire le métal. Le feu se serait rapidement propagé, atteignant en peu de temps un immeuble de type R+3.

Les flammes ont gagné jusqu’au troisième étage, où se trouvait le logement du propriétaire de l’immeuble, Abdoul Karim Bah un commerçant spécialisé dans le matériel électrique. Ce dernier, absent au moment des faits pour des raisons de santé et actuellement hospitalisé dans un état jugé critique, a vu son habitation entièrement ravagée.
D’après les mêmes sources, les dégâts au dernier niveau du bâtiment sont considérables : presque aucun bien n’a pu être sauvé. « Tout est parti en fumée », confient un des fils encore sous le choc.

Un élément particulièrement marquant a retenu l’attention. Ce fils du propriétaire, venu constater les dégâts, a révélé que son père utilisait sa salle de bain comme une sorte de coffre-fort improvisé, où il conservait d’importantes sommes d’argent liquide pour ses activités commerciales. Selon lui, plusieurs centaines de millions de francs guinéens y étaient stockés.

Malheureusement, une grande partie de cet argent a été détruite dans l’incendie. Sur les lieux, seuls quelques restes de billets calcinés ont pu être observés, éparpillés parmi les décombres, ressemblant à des feuilles brûlées.
Alertée, la Protection civile s’est rapidement déployée sur les lieux et a réussi à maîtriser les flammes après d’intenses efforts. Leur intervention a permis d’éviter une propagation encore plus large du feu aux habitations voisines et à une usine de tôle située à proximité.

Après l’extinction de l’incendie, de nombreux habitants se sont rassemblés pour constater l’ampleur des dégâts.
Une enquête pourrait être ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de cet incendie, qui relance la question des pratiques dangereuses liées à la récupération de métaux dans les zones habitées.
Ibrahima Sory Kandja Bangoura














