Le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), Alphonse Charles Wright, a ordonné une interdiction de sortie du territoire national visant 111 personnes, dans le cadre d’une enquête en cours portant sur des infractions économiques et financières présumées.
Cette mesure concerne divers profils, notamment des directeurs administratifs et financiers (DAF), des comptables, des chefs d’entreprise, des responsables des marchés publics ainsi que des contrôleurs financiers. Elle s’inscrit dans une procédure judiciaire visant à garantir la disponibilité des personnes concernées pour les besoins de l’enquête.
Selon les informations disponibles, les mis en cause sont soupçonnés d’implication dans plusieurs infractions graves, parmi lesquelles le détournement de deniers publics, l’enrichissement illicite, le blanchiment de capitaux, la corruption d’agents publics, l’abus de biens sociaux, l’abus de confiance, le faux et usage de faux, ainsi que l’escroquerie et la complicité.
Ces faits sont prévus et réprimés par différentes dispositions du code pénal, notamment les articles 19, 20, 403, 428, 499, 764 et suivants, 771, 776 et 903. Ils relèvent également des textes relatifs à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, ainsi que de la législation encadrant la prévention, la détection et la répression de la corruption et des infractions assimilées.
C’est décision marque l’une des premières actions majeures du nouveau procureur spécial et traduit une volonté affichée de renforcer la lutte contre les crimes économiques et financiers. L’évolution de cette affaire devrait être suivie de près dans les prochaines semaines, au regard de l’ampleur des personnes concernées et de la gravité des faits allégués.






Amadou Diallo














