Joachim Baba Millimono s’est exprimé ce vendredi 4 avril 2025, sur la controverse entourant le mémorandum des 14 fédéraux du parti union des forces démocratiques de Guinée. Un mémorandum dans lequel ces secrétaires fédéraux invitent Cellou Dalein Diallo à rendre le tablier et à plutôt assurer la présidence d’honneur de l’UFDG. L’ancien premier ministre est aussi appelé à réintégrer les cadres exclus.
Joint au téléphone, le coordinateur de la cellule de communication de l’UFDG, relève une incompréhension du rôle de ce type de document.
»J’ai comme l’impression que les gens sont simplement manipulés. Je ne sais pas pourquoi les gens ne peuvent pas réfléchir par eux-mêmes », s’est-il indigné.
Le mémorandum en question, rédigé à l’issue d’une réunion des fédéraux du parti, visait à proposer des stratégies et à améliorer la prise de décision au sein de la formation politique. Joachim Baba Millimono insiste sur le fait qu’un tel document est avant tout un outil de dialogue.
»Depuis quand un mémorandum est un sujet à débat ? » interroge-t-il, soulignant que sa nature confidentielle aurait dû être respectée.
Par ailleurs, le coordinateur de la cellule de communication de l’union des forces démocratiques de Guinée réfute toute responsabilité dans la divulgation de ce document, en raison du suivi d’une procédure stricte pour s’assurer qu’il parvienne directement au président du parti.
»J’ai veillé moi-même personnellement à ce que ce document ne soit dans les mains de personne », affirme-t-il, détaillant les étapes de transmission : enregistrement au secrétariat du parti, numérotation, signature des fédéraux et remise au président.
Par contre, Joachim Baba ne nie pas avoir pris part à cette rencontre des fédéraux et à la rédaction du mémorandum. Face aux critiques qui lui sont envoyées, Millimono s’interroge.
»Qui, comment et pourquoi ce document a fuité ? »
Il rappelle que le mémorandum a été transmis à plusieurs cadres du parti, dont le vice-président et le directeur de cabinet du président. « Est-ce un des vice-présidents ? Est-ce un cadre du parti ? Je ne sais pas. Alors je ne vois pas pourquoi on s’en prendrait à ma personne », rétorque-t-il.
L’homme politique dénonce une désorganisation et un manque de stratégie au sein de sa formation. »Les gens sont assis, ils sont à court d’idées »
Pour lui, les réunions des fédéraux et les recommandations issues de ces échanges sont essentielles à la survie du parti. Il réfute également toute accusation de trahison ou de collision avec le CNRD, arguant qu’il a simplement postulé à un poste de responsabilité dans l’administration électorale.
Enfin, il alerte sur les risques qui pèsent sur le parti face aux suspensions d’activités politiques. « Si on ne trouve pas de voies et moyens pour une issue de crise au sein du parti, on frise la suspension », prévient-il, insistant sur l’urgence d’une stratégie claire pour participer aux élections à venir.
Avec cette déclaration, Joachim Baba Millimono tente de remettre les pendules à l’heure et d’inviter ses détracteurs à plus de rationalité. « Nous sommes un parti politique, un parti d’obédience libérale-démocrate. Moi, je refuse d’être un suiviste et un manipulé », conclut-il avec fermeté.
Aboubacar Sidiki Camara














