Ce lundi 27 avril, la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) fait face à un calendrier judiciaire intense avec seize dossiers à l’ordre du jour. Cette session met en lumière des figures majeures de l’ancienne administration guinéenne, notamment Alpha Mohamed Kallo (ex-DG de la BNIG), Mohamed Lamine Bangoura, ex président de la Cour constitutionnelle, ainsi que les anciens hauts responsables, Aboubacar Makhissa Camara des impôts et Mamadi Camara des finances sous Alpha Condé.
Tous sont poursuivis pour des faits graves, allant du détournement de deniers publics au blanchiment de capitaux, dans des affaires suivies de près par l’opinion publique.
Le fait saillant de cette reprise réside dans l’obligation de reprendre l’intégralité des débats à zéro, bien que la plupart des dossiers étaient proches du délibéré. Ce redémarrage procédural fait suite à un remaniement de la chambre de jugement, marqué par la nomination du magistrat Alpha Camara à sa présidence en remplacement de Yagouba Conté, ainsi que l’arrivée du conseiller Mamadou Dian Diallo.
Ce changement de composition impose légalement une réouverture des dossiers pour garantir la continuité et la régularité des jugements.














