L’audience consacrée au dossier d’Aboubacar Makhissa Camara, ancien directeur général des Impôts, n’a une fois de plus pas permis d’avancer sur le fond. Réunie ce lundi 27 avril 2026, la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a décidé de renvoyer l’examen de l’affaire au 11 mai prochain.
Comme lors de la précédente audience du 4 mars, le principal concerné ne s’est pas présenté devant la juridiction. Considéré comme étant hors du territoire national, sa situation continue d’alimenter les incertitudes autour de la tenue effective du procès.
Fait notable cette fois-ci, aucune des parties n’était représentée à l’audience. Ni les avocats de la défense, ni ceux de la partie civile n’ont répondu présents, renforçant le climat de flottement autour de la procédure.
Prenant la parole, le ministère public, par le biais du substitut du procureur spécial, a sollicité un renvoi de deux semaines. L’objectif affiché est de permettre aux autorités judiciaires de poursuivre les recherches en vue de localiser le prévenu et de clarifier sa situation.
Une demande à laquelle le juge a favorablement répondu. L’affaire a ainsi été reprogrammée au 11 mai, date à laquelle la cour espère pouvoir avancer, notamment avec la citation des différentes parties et, éventuellement, la reprise des débats sur le fond.
Pour rappel, Aboubacar Makhissa Camara est poursuivi par l’État guinéen, représenté par l’Agent judiciaire de l’État, pour plusieurs infractions présumées, dont le détournement de fonds publics, la corruption, le blanchiment d’argent et l’enrichissement illicite. L’évolution de ce dossier reste suivie de près, dans un contexte de lutte accrue contre la délinquance économique et financière en Guinée.
Amadou Diallo














