Ce mercredi 6 mai 2026, l’ancien ministre Albert Damantang Camara a comparu devant la CRIEF pour répondre d’accusations de détournement de fonds publics s’élevant à près de 240 milliards de francs guinéens. Devant la Cour, l’ex-ministre a fermement nié les faits, justifiant la régularité des marchés passés dans l’enseignement technique et invoquant l’urgence sanitaire de la Covid-19 pour expliquer les contrats de gré à gré signés lorsqu’il dirigeait le ministère de la Sécurité.
Après avoir détaillé l’origine de son patrimoine, il a vivement critiqué les conclusions de l’Inspection générale d’État, les qualifiant d’incohérentes.
En raison de l’impossibilité pour le prévenu de fournir immédiatement les pièces justificatives nécessaires, le ministère public a sollicité un report de l’audience. La Cour a accédé à cette demande, renvoyant le procès au 20 mai 2026.
Ce délai doit permettre à Damantang Camara de consulter ses archives personnelles afin d’apporter des réponses précises sur l’évolution de ses avoirs financiers et de tenter de blanchir son nom face aux lourdes charges qui pèsent contre lui.












