Le président Félix Tshisekedi ne fait plus mystère de son intention de briguer un troisième mandat présidentiel. Au pouvoir depuis 2019, le chef de l’État congolais justifie désormais l’éventualité d’une révision, voire d’un changement de Constitution, par une volonté de continuité politique portée par son parti. Il a toutefois insisté sur le fait qu’une telle transition ne pourrait s’opérer sans l’aval direct de la population via un référendum, tout en introduisant un argument diplomatique inédit : les exigences de réformes structurelles liées au partenariat entre la RDC et les États-Unis.
Parallèlement à ces ambitions institutionnelles, Félix Tshisekedi a jeté un froid sur le calendrier électoral de 2028. Il a affirmé que si le conflit armé dans l’est du pays persistait, l’organisation du prochain scrutin présidentiel serait compromise, jugeant impossible de voter sans la participation des populations du Nord et du Sud-Kivu. Pour appuyer ses dires, il a dressé un parallèle avec la situation en Ukraine, soulignant que la communauté internationale comprend l’impossibilité de tenir des élections en période de guerre totale, ce qui laisse présager un report potentiel des échéances démocratiques.
Cette double annonce a immédiatement déclenché une vague de contestations au sein de la classe politique et de la société civile. Les opposants, à l’instar de Claudel-André Lubaya, dénoncent ce qu’ils qualifient de « rébellion contre la Loi fondamentale », accusant le président de manipuler la crise sécuritaire pour s’éterniser au pouvoir.














