Le Front Démocratique de Guinée (FRONDEG) revient finalement dans le processus électoral en vue des élections communales et législatives du 31 mai 2026. Après avoir annoncé son retrait, le parti dirigé par Abdoullaye Yero Baldé affirme avoir obtenu des garanties concernant la prise en compte de ses revendications.
Cette décision est saluée par Gabriel Haba, président du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG), qui estime que ce retour est de nature à renforcer la crédibilité du processus électoral.
« Mon frère Yero Baldé, que je respecte beaucoup, parmi les opposants, il fait partie de ceux qui inspirent confiance, de ceux qui commencent à influencer le terrain politique. Moi, je souhaiterais qu’ils continuent sur ce terrain. Il est beaucoup apprécié par beaucoup d’acteurs ou beaucoup d’observateurs.
Mais il ne faut pas qu’ils quittent ce terrain pour adopter les mêmes pratiques que les anciens opposants ont toujours fait et qui ont contribué à déstabiliser nos institutions, qui ont contribué à affaiblir en termes de confiance et à fragiliser la confiance entre les gouvernés et les institutions qui incarnent, n’est-ce pas, le système électoral. Donc moi, j’apprécie bien son retour. Cela va renforcer la crédibilité du processus », a déclaré Gabriel Haba.
Le président du CNOSCG s’est également prononcé sur le déroulement de la campagne électorale. Il se réjouit du climat apaisé qui prévaut actuellement sur le terrain, marqué selon lui par l’absence de tensions majeures entre les différents candidats.
« J’avoue que la campagne est en train de se dérouler très bien. Il n’y a pas d’animosité sur le terrain, il n’y a pas de langage déplacé, il n’y a pas d’affrontement, il n’y a pas de conflit. Ce qui avait voulu créer des conflits avant la campagne, je pense que les autorités ont fait de leur mieux. La société civile aussi a fait son travail dans la sensibilisation et pour amener les gens à asseoir la paix, c’est-à-dire à apaiser le processus qui est en cours. C’est pourquoi j’invite ici toutes les autorités à tous les niveaux, à part l’institution électorale, que les autorités se retirent dans le processus. Parce qu’il y a par endroit où certains citoyens dans le processus soupçonnent quelques implications, mais qui a été réglé très rapidement par le plus haut niveau des autorités. Je pense que ce processus doit continuer, que tu sois sous-préfet, que tu sois préfet, que tu sois gouverneur, que tu sois ministre, que tu sois directeur, que tu ne sois pas impliqué dans le processus », ajoute Gabriel Haba, interrogé ce mardi par notre reporter.
Le président du CNOSCG rappelle enfin l’importance des élections communales et législatives prévues le 31 mai pour l’avenir du pays. Il invite la Direction générale des élections (DGE) à veiller à l’organisation d’un scrutin crédible, transparent et accepté par l’ensemble des acteurs politiques et sociaux.
AOB
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