Lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre porte-parole du gouvernement, ce mercredi 9 avril 2025, la directrice nationale des affaires politiques et de l’administration électorale a fait le point sur l’état d’avancement du recensement administratif à vocation d’état civil, en insistant sur l’étape cruciale du recensement biométrique.
Zénab Touré a rappelé que ce processus s’inscrit dans le cadre du chronogramme de la transition, dont l’un des dix axes majeurs concerne l’identification fiable des citoyens guinéens.
Après la cartographie censitaire réalisée dans le cadre du recensement général de la population (RGPH-4), le gouvernement passe désormais à une phase plus technique : l’enrôlement biométrique.
Selon la directrice nationale des affaires politiques et de l’administration électorale, malgré un léger retard initial, lié à la mise en place de la coordination nationale du programme, les choses ont nettement progressé. Les structures régionales et préfectorales sont désormais installées, et un travail de fond avait déjà été effectué sur le plan juridique. Deux lois essentielles ont été adoptées, l’une sur l’identification des personnes physiques, et l’autre sur la modernisation de l’état civil.
Elle a également évoqué la phase pilote du recensement, menée à Conakry, qui a permis d’évaluer la situation réelle des citoyens en matière d’état civil, notamment ceux qui ne possèdent pas d’acte de naissance. Pour combler ces lacunes, des audiences foraines ont été organisées en partenariat avec le ministère de la justice, permettant à de nombreux Guinéens de se régulariser gratuitement, a t-elle affirmé.
Aujourd’hui, dit-elle, la Guinée est entrée dans la phase active du recensement biométrique. Les 6 000 kits nécessaires sont disponibles et en cours de vérification. La formation des formateurs et des superviseurs a débuté, et tout est mis en œuvre pour lancer l’enrôlement à partir du 15 avril prochain.
Elle a insisté sur le fait que ce recensement va bien au-delà de la préparation des élections, il va permettre de doter chaque citoyen d’un numéro d’identification unique. Ce numéro sera la clé pour accéder à tous les services administratifs (carte d’identité, passeport, permis de conduire, etc.) et évitera les cas de double identité ou de faux documents.
Autre annonce importante, les guinéens de l’étranger seront également enrôlés à travers 36 ambassades considérées comme circonscriptions électorales, avec une extension possible à 150 représentations diplomatiques.
Enfin, la directrice a lancé un appel à tous les citoyens ‘’La participation de chacun est essentielle pour réussir ce projet qui représente un tournant historique pour la modernisation de notre système électoral et administratif’’, a-t-elle affirmé.
Aboubacar Sidiki Camara














