Dans un contexte marqué par la prolifération de contenus musicaux à caractère conflictuel sur les ondes, l’Union des Radios et Télévisions Libres de Guinée (URTELGUI) tape du poing sur la table à travers son communiqué N° 67/2026. Face aux dérives des « clashs » musicaux qui basculent trop souvent dans l’injure publique et la diffamation, le Bureau Exécutif rappelle fermement aux promoteurs et directeurs de médias audiovisuels privés leurs responsabilités éditoriales, légales et déontologiques.
Tout en réaffirmant le rôle d’éducateur de la presse et en fixant des directives strictes de censure et de contrôle en amont, l’organisation appelle à concilier créativité artistique et respect de la dignité humaine afin de préserver la jeunesse et la cohésion sociale.
Ci-dessous l’intégralité du communiqué :
Conakry, le 19 juillet 2026
Chers Membres du Bureau Exécutif,
Chers Promoteurs, Directeurs Généraux et Directeurs des Programmes des Radios et Télévisions Privées de Guinée,
L’Union des Radios et Télévisions Libres de Guinée – URTELGUI – suit avec une vive préoccupation la prolifération sur nos antennes de certains contenus musicaux, notamment les « clashs », qui sous couvert de créativité artistique, laissent place à des injures à peine voilées, à la diffamation et au manque de respect.
1. Rappel de notre mission: Éduquer, Informer, Sensibiliser
Chers confrères et consœurs,
La radio et la télévision ne sont pas de simples plateformes de divertissement. Nous sommes des *éducateurs de la société guinéenne.
La musique, en particulier, occupe une place centrale dans l’éducation des jeunes. Elle est censée conseiller, éduquer, sensibiliser et rassembler.
Le droit d’auteur protège la création et l’originalité de toute œuvre de l’esprit. C’est un droit fondamental.
Mais comme le rappelle notre Code pénal en son article 363, la diffamation et l’injure publique ne sont pas protégées. Une punchline qui porte atteinte à l’honneur d’une personne, qui outrage ou qui tient des propos de mépris, relève du délit et non de l’art.
2. Les Directives Fermes de l’URTELGUI
Face à cette dérive, l’URTELGUI appelle toutes les radios et télévisions privées membres à une responsabilité accrue et immédiate:
1. Censurer systématiquement tout son, extrait ou morceau dont les paroles contiennent des injures, des imputations de faits portant atteinte à l’honneur, ou des attaques personnelles contre des tiers, y compris les proches.
2. Exercer un contrôle éditorial rigoureux en amont de toute diffusion. Le « direct » et le « buzz » ne doivent pas faire oublier nos obligations légales et déontologiques.
3. Éviter d’inviter sur nos plateaux les auteurs de ce type de dérèglement musical au préjudice de nos auditeurs et téléspectateurs. Donner la parole, c’est aussi cautionner.
Le clash artistique, quand il se fait dans le respect, dans l’intelligence des mots et sans toucher à la dignité des personnes, fait partie du jeu et participe à l’économie culturelle.
Mais dès lors qu’il franchit la ligne rouge de la loi et de la morale, il n’a plus sa place sur nos antennes.
3. Conclusion
L’URTELGUI en appelle au sens de la responsabilité de chacun. Ne faisons pas de nos médias les caisses de résonance de la haine et du dénigrement.
Préservons la crédibilité de nos médias, protégeons notre jeunesse et respectons la loi.
Clashez, créez, amusez… mais gardez la loi et l’éthique comme votre beat de fond.
Le Bureau Exécutif de l’URTELGUI compte sur le civisme et le professionnalisme de tous ses membres pour l’application stricte de ces directives.
Pour le Bureau Exécutif de l’URTELGUI
Le Président














