À Conakry, la non-couverture de nombreux caniveaux continue d’alimenter les inquiétudes des populations en cette saison pluvieuse. Dans plusieurs quartiers de la capitale, les fortes pluies provoquent le débordement de ces ouvrages, exposant les riverains, notamment les enfants, à des risques d’accidents parfois mortels.
À Sangoyah, Mamadouba Sylla, père de famille, témoigne de son inquiétude. « Quand la pluie commence à tomber, nous avons la peur au ventre, car il est difficile de surveiller les enfants. Quand l’eau déborde des caniveaux, on ne peut plus faire la différence entre la route et le caniveau. À la moindre erreur, on peut être emporté par les eaux. Même les grandes personnes ne sont pas épargnées par cette situation », déplore-t-il.

Face à cette situation, les citoyens appellent les autorités à couvrir ces caniveaux afin d’éviter de nouveaux drames. Fatoumata Bangoura, mère de famille, estime que les travaux en cours doivent être achevés dans ce sens. « Les travaux de notre route ont commencé il y a près d’une année. C’est une bonne chose qu’on aménage cette route, mais ils doivent couvrir ces caniveaux. Il faut que l’État nous aide. Ces caniveaux sont juste devant notre entrée principale. C’est inquiétant », lance-t-elle.

Ces appels interviennent dans un contexte marqué par un nouveau drame. Récemment, un enfant de 11 ans a été emporté par les eaux d’un caniveau en crue. Malgré les recherches entreprises, il n’a pas été retrouvé. Un décès qui vient s’ajouter à la liste des victimes enregistrées à la suite des fortes pluies et qui relance le débat sur la sécurisation des caniveaux dans la capitale.
Aboubacar Sidiki Camara














