Après plusieurs mois de crise, le Port autonome de Conakry retrouve progressivement son niveau d’activité habituel, rassure le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo.
Invité de l’émission Guinée Today ce lundi 20 juillet 2026, il est revenu sur cette question, il a énuméré plusieurs pistes de solutions :
« Nous essayons de contenir. Les difficultés sont là. C’est une accumulation de mauvaises pratiques, d’une faiblesse dans les investissements et d’une absence d’anticipation dans la politique publique du secteur. La difficulté, donc, est là, mais elle est aujourd’hui beaucoup, beaucoup, beaucoup maîtrisée par rapport à ce qu’elle était il y a six mois en arrière, où les bateaux attendaient quasiment un mois, un mois et demi, avant de débarquer. Mais il y a toujours une attente de quelques jours, de cinq jours, six jours, et voilà. La congestion, de toute façon, elle est là. Maintenant, comment on règle ça ? Ce qu’on a cru, c’est une preuve que le port est très petit. Malheureusement, il n’y a pas de possibilité d’extension pour dire que cela va régler le problème. Donc, nous avons réfléchi à une solution qui consiste à développer les ports périphériques, le port de Dubréka, et à exploiter les ports existants, à Moribaya et à Kamsar, pour que, quand les conteneurs et les marchandises arrivent à Conakry, par des barges, ils puissent être déroutés, directement transférés vers ces ports-là pour être dépotés et dédouanés dans ces endroits-là.
Cela va réduire, d’abord, la circulation des camions entre le port et la banlieue, réduire le coût du transfert des conteneurs. Aujourd’hui, enlever un conteneur du port vers Kagbélén, c’est 500 dollars. Du port vers Boké, c’est presque 2 000 dollars. Du port vers Freetown, c’est presque 3 000 dollars. Donc, ça va réduire le coût des transferts à partir du port, en utilisant des petites barges de 40 conteneurs à 200 conteneurs pour transférer d’ici vers Dubréka, d’ici vers Moribaya, d’ici vers Kamsar, afin que ces endroits soient ceux où l’on va dépoter, dédouaner et disperser la marchandise. Cela va aussi amener au déplacement des centres de stockage logistique dans ces endroits-là, au lieu que tout soit concentré à Madina et dans les périphéries de Kagbélén. Les centres logistiques vont être un peu plus éloignés, et donc il y aura beaucoup plus de terres pour construire des magasins, des entrepôts, etc.
Maintenant, cela demande du temps pour la mise en place, et nous sommes en train de travailler dans ce sens-là. Nous espérons que, d’ici 12 à 13 mois, cette situation sera parfaitement opérationnelle, et cela permettrait de durablement régler la question de la congestion du port de Conakry », a-t-il déclaré sur Télé 24.
Décryptage: Amadou Diallo














