Le procès en appel de Fatoumata Traoré, Bintou Doumbouya, Sékou Keïta et Fayala Traoré se poursuit ce mardi 21 juillet 2026 devant la chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Les quatre prévenus sont poursuivis pour des faits présumés d’escroquerie, d’abus de confiance, de complicité de faux et d’usage de faux.
Lors de la précédente audience, Sékou Keïta a rejeté l’ensemble des accusations portées contre lui. À la barre, il a expliqué avoir rencontré, pour la première fois, Me Ouattara en décembre 2019, à la suite d’une mise en relation par un conseiller du ministre de la Justice de l’époque. Selon lui, l’avocat lui aurait demandé de faciliter une médiation avec Fatoumata Traoré afin d’éviter une procédure judiciaire.
Sékou Keïta a indiqué que cette démarche avait conduit à une rencontre entre les parties à la Maison centrale de Conakry, où Fatoumata Traoré était alors détenue, sans qu’un accord ne soit trouvé. Il a également affirmé que Me Ouattara lui avait ensuite demandé d’intervenir dans une affaire liée au dédouanement de véhicules appartenant à Fatoumata Traoré, puis de lui remettre les documents relatifs à ces véhicules, une requête qu’il dit avoir refusée. Selon ses déclarations, ce refus aurait été suivi de menaces visant à ternir sa réputation.
Poursuivant sa défense, Sékou Keïta a soutenu qu’il ne se trouvait pas en Guinée au moment des faits et qu’il n’a jamais utilisé son statut d’agent public dans cette affaire. Il affirme être intervenu uniquement à la demande de la famille de Fatoumata Traoré, dans une démarche de médiation sociale, sans en tirer le moindre avantage et sans connaître, à l’époque, l’existence du différend entre les parties.
À l’issue de cette audience, la chambre des appels de la CRIEF avait renvoyé la suite des débats au 21 juillet 2026, date à laquelle les audiences reprendront pour la poursuite de l’examen de cette affaire.
Aboubacar Sidiki Camara













