Après l’installation de l’assemblée nationale, c’est celle du Sénat qui devrait suivre. Pour Mamadou Fadia Baldé, ancien membre de la commission des lois du Conseil national de la transition (CNT), cette institution occupera une place importante dans le fonctionnement du pouvoir législatif et contribuera à l’accompagnement des décisions du président de la République.
Selon lui, le sénateur se distingue du député par sa mission et son statut. Il explique que les sénateurs représentent les conseillers communaux élus au sein du Parlement, contrairement aux députés qui portent les questions d’ordre politique. « Le sénateur, c’est le représentant des conseillers communaux élus au niveau du Parlement. Contrairement aux députés, les sénateurs sont des personnalités apolitiques qui ne sont présentées par aucun parti politique », a-t-il déclaré.
Mamadou Fadia Baldé souligne également que les deux chambres du Parlement auront des compétences complémentaires. Les textes les plus importants, notamment les lois organiques, devront être examinés et votés à la fois par l’Assemblée nationale et par le Sénat.
Concernant la composition de cette future institution, il précise que le Sénat sera constitué de 87 membres. Parmi eux, 29 sénateurs seront nommés par le président de la République, dont quatre issus de la diaspora. Les autres seront élus au niveau territorial, en tenant compte des 33 préfectures ainsi que des 13 communes de Conakry, a-t-il indiqué.
L’ancien membre de la commission des lois du CNT estime que le Sénat exercera également un rôle consultatif auprès du chef de l’État. Les décisions présidentielles pourront lui être soumises pour avis afin de permettre une meilleure prise en compte des équilibres communautaires dans l’organisation de l’administration.
Aboubacar Sidiki Camara














