Ce 20 juillet 2026, le parquet de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a ouvert une enquête préliminaire visant la gestion de plusieurs financements internationaux d’envergure. À l’initiative du procureur spécial Alphonse Charles Wright, cette procédure pénale cherche à élucider des faits présumés de corruption, de détournement de deniers publics, de blanchiment et d’enrichissement illicite.
Parmi les dossiers figurent le Service national d’aménagement des points d’eau (SNAPE), chargé de projets hydrauliques évalués à 22,1 millions d’euros et 45 millions de dollars, ainsi que l’Agence nationale de gestion des urgences et catastrophes humanitaires (ANGUCH), qui avait reçu 2,5 millions de dollars du fonds CERF de l’ONU pour assister les victimes d’inondations à Kankan et N’zérékoré.
Initialement destinés à secourir les populations rurales les plus démunies, ces fonds devaient financer l’accès à l’eau potable, la fourniture de soins, la distribution de vivres et le relèvement des infrastructures sanitaires de base. Pour établir la matérialité des faits et cerner les responsabilités, les investigations ont été confiées à un pool de magistrats et d’officiers de police judiciaire de l’ORDEF, tenus au strict secret de l’instruction.














