La chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a clos les débats, ce mardi 21 juillet, dans le dossier impliquant l’homme d’affaires Sékou Kaké et la société Kaké Construction. À l’issue de l’audience, le ministère public a requis la relaxe pure et simple de Sékou Kaké, estimant que les faits de blanchiment aggravé de capitaux et d’association de malfaiteurs ne sont pas constitués à son encontre.
Au cours de l’audience, la partie civile s’est remise à la sagesse de la Cour, tandis que la défense a également plaidé en faveur de la relaxe, estimant que le dossier ne comporte aucun élément constitutif d’infraction. Prenant la parole en dernier, Sékou Kaké a salué les réquisitions du parquet. Il a déclaré que cette procédure a porté atteinte à son image ainsi qu’à celle de son entreprise, avant de demander à la Cour de dire le droit.
En revanche, le ministère public a requis la condamnation de la société Kaké Construction pour blanchiment aggravé de capitaux et association de malfaiteurs. Il a sollicité une amende d’un milliard de francs guinéens, la dissolution de l’entreprise par le tribunal de commerce ainsi que la confiscation de tous les biens identifiés à son nom.
Cette procédure s’inscrit dans le dossier impliquant l’ancien ministre de la Défense, Dr Mohamed Diané. L’État soupçonne Kaké Construction d’avoir servi de prête-nom pour dissimuler des biens présumés acquis illicitement. À l’issue des débats, la chambre des appels de la CRIEF a mis l’affaire en délibéré. La décision est attendue le 28 juillet.
Aboubacar Sidiki Camara














