Le procès en appel opposant Mamadou Saidou Baldé, ancien receveur communal de Matoto, à l’État guinéen s’est poursuivi ce mardi 21 juillet 2026 devant la Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Le prévenu, initialement relaxé en première instance le 28 juillet 2025, est poursuivi pour des soupçons de détournement de deniers publics, faux en écritures publiques, enrichissement illicite et corruption.
Le litige porte sur deux montants distincts : une enveloppe de plus de 46,888 milliards GNF dédiée au paiement des pensions civiles et militaires, ainsi qu’une somme de 272,120 millions GNF allouée au fonctionnement communal. Alors que l’avocat de la partie civile a réclamé la restitution des fonds assortie de 30 milliards GNF de dommages et intérêts, la défense a une nouvelle fois plaidé l’absence totale de preuves probantes.
Contre toute attente pour la partie civile, le ministère public a pris le contre-pied des accusations en estimant qu’aucune infraction n’était constituée. Par la voix du procureur Biwon Millimouno, le parquet a souligné que les pièces comptables officielles attestent du bon paiement des pensions à leurs destinataires.
Concernant le second montant, le magistrat a clarifié qu’il s’agissait d’une simple erreur de procédure régularisée par compensation avec l’ancien maire, Mamadouba Tos Camara. Affirmant qu’aucun élément ne démontre un enrichissement illicite ou des actes de corruption, le parquet spécial a ainsi requis la confirmation pure et simple de la relaxe de Mamadou Saidou Baldé.
La décision finale de la Cour a été mise en délibéré pour le mardi 28 juillet 2026.













