L’infertilité n’est pas une fatalité. C’est le message lancé par un spécialiste en science biomédicale, qui rappelle que cette affection constitue un problème de santé publique pouvant être pris en charge lorsqu’un diagnostic est posé à temps. Yaya Bérété souligne également que l’infertilité ne concerne pas exclusivement les femmes, mais touche aussi les hommes.
Selon ce spécialiste, un couple est considéré comme confronté à un problème d’infertilité lorsqu’il mène une vie sexuelle régulière pendant deux ans sans parvenir à concevoir un enfant. Une situation qui, explique-t-il, peut être provoquée par plusieurs facteurs, notamment les infections chroniques ou encore les troubles hormonaux chez la femme. « L’infertilité est liée à plusieurs facteurs. Il y a d’abord les causes d’infections chroniques. Les causes hormonales, certaines hormones de la fertilité chez la femme, par exemple, si leur quantité est insuffisante par rapport à la norme, cela risque de créer des problèmes. Ce sont les hormones qui sont en grande partie responsables de la fertilité chez la femme », explique-t-il.
Le spécialiste insiste également sur le fait que les hommes sont tout autant concernés par les difficultés de conception. Selon lui, des anomalies liées aux spermatozoïdes peuvent être à l’origine de l’infertilité. Il invite ainsi les couples à éviter les accusations mutuelles et à consulter ensemble des professionnels de santé afin de bénéficier d’un diagnostic précis et d’un suivi adapté. « L’infertilité n’est pas une fatalité, on peut la guérir si le couple exprime sa volonté de se faire consulter. On peut trouver des solutions. Concernant les anomalies des spermatozoïdes, on peut prescrire des traitements. Chez la femme, en cas d’insuffisance hormonale, il existe également des traitements. Mais pour tout cela, il faut se faire consulter », affirme-t-il.
S’appuyant sur les données de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le spécialiste indique que les causes de l’infertilité sont réparties de manière égale entre les deux sexes. Selon les enquêtes citées, 50 % des cas sont attribués aux hommes et 50 % aux femmes. Une réalité qui, selon lui, met en évidence la nécessité d’une prise en charge conjointe des deux partenaires afin d’identifier les causes de l’infertilité et d’apporter les solutions thérapeutiques appropriées.
Aboubacar Sidiki Camara














