Mamadou Diouma Bah est décédé lundi 20 juillet 2026. Âgé de 17 ans, il était élève en classe de Terminale Sciences sociales au Groupe scolaire privé Souleymane Thiam et était incarcéré à la prison civile de Kindia. Depuis deux jours, c’est une avalanche de réactions.
La Fédération guinéenne des parents d’élèves, étudiants et amis de l’école (FEGUIPAE) a réagi. C’est sa présidente, Hadja Adama Sow, qui s’est exprimée en ces termes :
« Je vais commencer par vraiment compatir à la douleur de la famille. Aucun parent ne souhaite le décès de son enfant à bas âge, à plus forte raison en prison, pour une détention. Nous prions pour le repos de l’âme du défunt. Et surtout qu’il n’y ait plus ça en milieu scolaire. Nous ne le souhaitons pas. C’est un candidat qui avait été pris dans une salle d’examen, il a été éliminé. C’est déjà une sanction. Et selon les textes réglementaires des examens nationaux en Guinée, les deux années qui doivent suivre aussi, il ne va pas se présenter. Donc, il a une sanction qui pèse déjà sur lui. Et on l’emprisonne. Du fait qu’il soit déjà éliminé pour le bac, c’est beaucoup. Et les deux années qui vont suivre encore avec la sanction. Vraiment, moi, je pense que c’était suffisant. Et emprisonner des enfants, connaissant la prison de Kindia. Un enfant drépanocytaire, nous déplorons cela. Il faut que le département revoie sa façon de sanctionner. Je ne suis pas pour la fraude, mais je ne suis pas non plus pour les doubles sanctions. C’est à l’hôpital qu’il est décédé. Mais c’est en prison que ça s’est aggravé. C’est là le problème. Parce que s’il était à domicile, qu’il tombait malade et qu’il décédait, personne n’allait interpeller qui que ce soit… »
Elle a également alerté sur le cas d’une autre détenue, aujourd’hui malade, selon l’alerte lancée par ses parents sur les réseaux sociaux. Afin d’éviter qu’une telle situation ne se répète, la présidente Hadja Adama Sow lance un appel à l’endroit des autorités:
« Je profite du moment pour interpeller, prier et plaider pour le sort de ceux qui restent en prison. J’ai vu une maman encore sur les réseaux sociaux qui était en train de pleurer que sa fille était dans un état critique, qu’elle est malade. Qu’ils acceptent de les libérer. Comme je l’ai dit à l’entame, ils ont déjà une sanction sur leur dos. Donc, les libérer simplement. Que la justice, le gouvernement et le ministère acceptent que ces enfants-là soient libérés et qu’on les remette entre les mains de leurs parents. Et nous prions pour le repos de l’âme du défunt… », a-t-elle ajouté.
Décryptage: Amadou Diallo













