Les violences xénophobes visant des ressortissants étrangers sont l’un des sujets abordés ce mercredi 22 juillet 2026 par l’émission La Guinée Today sur Télé 24. C’est le Directeur général des Guinéens établis à l’étranger, Mamadou Saitiou Barry, qui s’est exprimé pendant huit minutes au téléphone.
D’abord, il a planté le décor sur la mise en place d’une cellule de crise pour s’occuper des Guinéens où qu’ils soient à travers le monde:
« Comme vous le savez, le ministère des Affaires étrangères, qui est en charge de la gestion de la diaspora, a toujours fait de cela une préoccupation majeure. Et, vous le savez, à la prise de service de Son Excellence Morissanda, la première des choses a été la mise en place de la cellule de crise. Et cette cellule de crise est une structure qui fonctionne au jour le jour, en fonction des réalités, en fonction des préoccupations de nos compatriotes. Et cette cellule de crise ne se limite pas seulement à Conakry. Elle se manifeste également au niveau de nos missions diplomatiques et consulaires. Et c’est dans ce cadre-là, dès qu’il y a un souci, une préoccupation de nos compatriotes, la même réalité qui se passe au niveau des États étrangers, elle est la même au niveau de nos missions diplomatiques et consulaires. Donc, comme vous le savez, nous n’avons pas été surpris par cette xénophobie qui s’est passée en Afrique du Sud, parce qu’il y a eu des informations autour de cela, beaucoup de propagande autour de cela. Et aussitôt, notre mission diplomatique, aussitôt la cellule de crise a été réactive, avec des informations de sensibilisation, ainsi que leur diffusion sur nos plateformes. Elle a rencontré nos compatriotes vivant là-bas, en harmonie avec le Conseil des Guinéens établis à l’étranger, pour les informer. Donc, cette question a été prise au sérieux et notre mission diplomatique a contacté la diaspora, et a largement sensibilisé les uns et les autres, pour que chacun reste chez soi, surtout dans la journée du 30 juin, où cette manifestation était prévue… », a-t-il débuté sa communication.
Abordant le cas spécifique de l’Afrique du Sud, il a déclaré: « Jusqu’à maintenant, il n’y a que deux familles qui ont été touchées par cette violence. Heureusement, il n’y a pas eu de perte en vie humaine, et ces deux familles ont été secourues par l’ambassade. Il y a eu, à un moment donné, une sorte de kidnapping sur toute la famille Barry, mais tous ont été libérés grâce à l’intervention de notre mission diplomatique. Donc, aujourd’hui, nous sommes en contact avec l’ambassade, et nous gardons ce contact. Si nos compatriotes désirent revenir au pays… ».
Insistant, à la question de savoir s’il n’y a que deux familles en difficulté, contrairement aux informations fournies par d’autres compatriotes, le Directeur général des Guinéens établis à l’étranger, Mamadou Saitiou Barry, a ajouté:
« Je pense qu’il faut qu’on soit très clairs avec vous. C’est que nous sommes en contact direct avec notre mission diplomatique. Nous ne pouvons pas être en contact individuellement avec tous les compatriotes là-bas. Mais ce qui est important, c’est que le département, sur instruction du docteur Morissanda Kouyaté, travaille en étroite collaboration, jour après jour, avec notre mission diplomatique, qui travaille en harmonie avec le Conseil des Guinéens établis à l’étranger, avec le Conseil des sages, avec l’ensemble des communautés qui sont là. Et je suis très clair. Pour le moment, jusqu’à ce jour, il n’y a que deux familles. Je ne parle pas de deux individus, je dis deux familles. Dans une famille, il y avait huit personnes qui étaient dans une situation difficile, et dans une autre, il y avait trois personnes. Tous ces gens-là ont été sauvés grâce à l’intervention de la mission diplomatique… »
Vers la fin, il a assuré que le travail d’identification se poursuit et que le retour est volontaire, et non forcé:
« Ils sont en train de recenser ceux qui veulent revenir volontairement. Tous ceux qui étaient en difficulté ont été récupérés, confiés à des familles protégées ou pris en charge au niveau de la mission diplomatique et consulaire. Donc, ça, c’est un aspect extrêmement important pour nous. À ce jour, ils sont en train de travailler là-dessus. Hier, j’en parlais avec M. le Consul, même hier. Ils étaient en train de finaliser, cas par cas, ceux qui veulent continuer à rester ou revenir volontairement au pays, car le retour est volontaire… », a-t-il rappelé.
Décryptage: Amadou Diallo














