La procédure en appel concernant Dr Mohamed Diané, ancien ministre de la Défense nationale, a franchi une nouvelle étape ce jeudi 23 juillet à la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Lors de l’audience consacrée aux plaidoiries et aux réquisitions, le ministère public a demandé une aggravation de la condamnation prononcée en première instance.
Le substitut du procureur spécial, Biwon Millimouno, a soutenu devant la chambre des appels que les faits reprochés à l’ancien ministre étaient constitués. Il a notamment mis en avant des soupçons liés à la gestion d’un contrat d’acquisition de véhicules militaires ainsi que des interrogations sur la disproportion entre les revenus connus du prévenu et la valeur de son patrimoine.
Dans ses réquisitions, le parquet a sollicité une condamnation de Dr Mohamed Diané à dix ans d’emprisonnement, une amende de 50 milliards de francs guinéens, ainsi que la confiscation de l’ensemble de ses biens, qu’ils soient mobiliers ou immobiliers, y compris ceux détenus par l’intermédiaire de proches.
La partie civile, pour sa part, a demandé à la Cour de confirmer la décision rendue en première instance et d’élargir la mesure de confiscation à certains biens immobiliers enregistrés au nom de membres de la famille de l’ancien ministre.
Pour mémoire, le 18 décembre 2024, la chambre de jugement de la CRIEF avait condamné Dr Mohamed Diané à cinq ans de prison, une amende de cinq milliards de francs guinéens, la confiscation d’une partie de ses biens et le paiement de 500 milliards de francs guinéens à l’État au titre des dommages et intérêts.
La décision finale de la chambre des appels est désormais attendue après l’examen des arguments des différentes parties.
Amadou Diallo














