Depuis la journée du 27 juillet 2026, de nombreux internautes en Guinée rencontrent des difficultés pour accéder aux réseaux sociaux, notamment Facebook et YouTube. Sur plusieurs points de connexion, l’accès à ces plateformes est fortement ralenti, voire totalement impossible pour certains utilisateurs. Face à cette situation, beaucoup d’entre eux affirment faire recours à des VPN pour contourner d’éventuelles restrictions et retrouver l’accès à leurs comptes.
Interpellé sur cette situation par Guinée Today, le ministre des Transports, porte-parole du gouvernement, a déclaré :
« Alors, moi, je ne suis pas connecté avec un VPN, je n’ai pas ressenti ça. Mais ce qui est fondamental, c’est que notre Internet a besoin de régulation. On ne peut pas continuer comme c’est le cas aujourd’hui. Quand j’étais ministre de ce secteur, je l’avais soutenu. Nous sommes obligés de constater toutes les dérives qui se passent sur les réseaux sociaux afin de pouvoir les moraliser. Ce que j’avais voulu faire ici il y a deux ans avait soulevé un tollé. Aujourd’hui, en Europe, on est en train d’interdire plein d’applications aux enfants, TikTok et consorts. En Chine, il n’y a pas ce TikTok-là, ou alors c’est une autre version. Quand on dit cela, les gens croient que l’on est contre la liberté de la presse ou contre la liberté d’échanger. Pourtant, nous constatons tous une certaine dérive sur ces réseaux, qui exige de nous une certaine régulation. C’est donc fondamental. Maintenant, le réseau connaît souvent des perturbations, mais je n’ai pas connaissance d’une mesure d’exception introduisant une restriction obligatoire de ces réseaux. Il y a des difficultés. Nous sommes dans un pays où la croissance des besoins en données Internet est exponentielle, avec un accès facilité dans de nombreuses zones, et je ne suis pas sûr que les investissements nécessaires aient suivi la même trajectoire. »
Décryptage : Amadou Diallo














