À peine reconduit à la tête de la diplomatie guinéenne pour la énième fois, le Dr Morissanda Kouyaté n’a pas mis de temps à reprendre le chemin de son bureau à Koloma. Il a été chaleureusement accueilli par les travailleurs du département. À cette occasion, il a livré un discours :
« Le décret d’hier, c’est la reconnaissance du Président de la République de Guinée, le général Mamadi Doumbouya, vis-à-vis de tout le personnel du ministère des Affaires étrangères. Mais le plus dur reste à venir : le travail, le travail, le travail. 86 %, c’est le taux, c’est le pourcentage obtenu par le chef de l’État à l’élection présidentielle. Le villageois de Toungourouma, le villageois de Fellokoundoua, ce villageois-là n’attend ni lettres ni télévision ; il attend l’eau, il attend les routes, il attend les semences. C’est cela que nous devons leur donner, c’est ce que le Président a promis, et nous devons l’aider à donner cela aux populations », a-t-il lancé aux cadres de son département.
Le ministre des Affaires étrangères a également insisté sur l’orientation stratégique de la diplomatie guinéenne. Il a appelé à un engagement total de l’ensemble du personnel de son département pour relever les nombreux défis:
« Notre Président, sans relâche, sans repos, s’est donné à la Guinée. Il a travaillé avec nous tous, mais plus que nous tous. Ensuite, nous avons fait face à la communauté internationale, qui était dubitative, qui était sceptique et qui cochait les cases du malheur. Nous avons tendu la main et le chef de l’État les a rassurés. Ensuite, pendant que nous parlions avec la communauté internationale pour la rassurer, il a engagé des réformes économiques et il a sorti de terre le programme Simandou 2040. Pendant qu’ailleurs, on parle de disputes, de querelles intestines, ici, en Guinée, aujourd’hui, nous avons le bien le plus précieux. Je vais vous surprendre. Le mérite du chef de l’État, ce n’est pas Simandou 2040. Le mérite du chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya, ce ne sont pas les routes. Le mérite du Président de la République, ce n’est pas le courant électrique. Le mérite qu’il a, je vais vous le dire en prenant un exemple simple. Hier, à deux heures du matin, mes enfants sont ici. À deux heures du matin, mes enfants et tous mes petits-enfants m’ont dit, nous allons aller acheter des pizzas à deux heures du matin. J’ai regardé l’heure, j’ai dit , il n’en est pas question. Deux heures du matin, non. Et mon épouse m’a dit, mais il n’y a rien, ils peuvent y aller, tout est calme. Ils sont partis, mes enfants sont là. À deux heures du matin, ils sont revenus quand moi, j’étais déjà endormi. Je me suis réveillé sans avoir à demander ce qui s’était passé. Ils sont partis dans la paix. Ils sont revenus dans la paix. »
Il a surtout demandé aux cadres de s’engager sans relâche:
« En réunion de cabinet, je disais à vous, les cadres. Hier, je vous ai dit que ce que vous devez faire, c’est être fiers de votre pays, la République de Guinée, et le défendre. Je le dis partout, et si vous avez cela en tête, vous surmonterez tous les obstacles de la vie. Lorsque vous vous engagez pour un pays, cet engagement doit être entier, total, sans embûches, sans fioritures. C’est pourquoi les fétiches qui sont dans ma poche, c’est la loyauté, l’engagement, le courage, l’obstination à faire du bien et du bon. Au revoir aux cauris, au revoir aux marabouts, au revoir aux féticheurs. Bienvenue à la loyauté. »
S’exprimant également, le chef de la diplomatie guinéenne a déclaré que la Guinée amorce une nouvelle ère diplomatique, marquée par la fin de certaines entraves politiques et diplomatiques, basée sur la confiance:
« Reconduit six fois, c’est quelqu’un qui l’a signé, c’est le chef de l’État. C’est pourquoi je rectifie toujours, même mes collègues ministres des Affaires étrangères, quand ils me disent. Ah, le Président vous a renouvelé sa confiance. Je dis, non, le Président ne m’a pas renouvelé sa confiance. La confiance n’a pas bougé entre le Président et moi, elle est là. C’est pourquoi, mesdames et messieurs, mes chers collègues, nous devons, derrière le chef de l’État, sortir la Guinée de la léthargie, sortir la Guinée de l’hésitation, sortir la Guinée de la mesquinerie, du défaitisme. L’apocalypse à tout bout de champ finit par être le bonheur. Chers collègues, vous savez très bien que je parle avec le cœur. La nomination qui vient d’intervenir hier, le général l’a répétée tout à l’heure, elle est de nous tous, c’est pour nous tous, chacun de nous. »
Amadou Diallo














