Après deux renvois successifs, l’ancien président de la délégation spéciale de Ratoma, Ahmed Sékou Traoré, et le receveur communal, Mohamed Camara, sont attendus ce mercredi 29 juillet 2026 devant la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) pour l’examen au fond de leur dossier.
L’affaire, qui porte sur un présumé détournement de près de 32 milliards de francs guinéens, avait été renvoyée lors de la dernière audience afin de permettre à la défense de produire de nouvelles pièces et de compléter son argumentation.
Les deux prévenus sont poursuivis pour plusieurs infractions présumées, notamment le détournement de deniers publics, la corruption d’agents publics, le faux et usage de faux en écritures publiques, l’enrichissement illicite, le blanchiment de capitaux ainsi que la complicité.
Il s’agit du troisième rendez-vous judiciaire dans cette procédure. Un premier renvoi avait été accordé à la demande des avocats de la défense, nouvellement constitués, qui souhaitaient disposer d’un délai pour prendre connaissance du dossier. Lors de l’audience suivante, un nouveau report avait été décidé afin de permettre le versement de documents que les conseils des prévenus estiment susceptibles de justifier les dépenses contestées par l’accusation.
Selon les éléments du dossier, les faits reprochés remonteraient à l’année 2024 et concerneraient une somme évaluée à 32 milliards de francs guinéens.
Ahmed Sékou Traoré et Mohamed Camara sont poursuivis en liberté. Les poursuites ont été engagées par l’État guinéen, représenté par l’Agent judiciaire de l’État, dans le cadre d’une procédure de flagrant délit.
L’audience prévue ce mercredi devrait permettre à la chambre de jugement d’entamer, sauf nouveau renvoi, l’examen au fond de cette affaire très suivie.
Amadou Diallo














