Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’est rendu mardi 28 juillet à Bamako. Avant de regagner Dakar, il a fait une déclaration. Selon lui, c’était une visite d’amitié et de travail auprès du président de la transition malienne, le général Assimi Goïta:
« D’abord, je voudrais renouveler mes sincères remerciements au président Goïta pour l’accueil chaleureux et fraternel. Comme il est de tradition, nous avons été accueillis dans la pure tradition de la « Diatiguia malienne ». Vous savez, le Sénégal et le Mali ont des liens d’amitié et de fraternité historiques. Ce sont des liens de bon voisinage, ce sont des liens de parenté, de sang, d’amitié, de culture et de coopération. Et ces liens, conjugués à la géographie et à notre histoire commune, sont à la base de la particularité de la relation exemplaire que nos deux pays entretiennent. Et ma présence aujourd’hui à Bamako s’inscrit donc dans ce cadre purement fraternel. »
Ses discussions ont également porté sur la sécurité régionale, la lutte contre le terrorisme et les défis auxquels sont confrontés les États d’Afrique de l’Ouest:
« Je suis venu lui rendre une visite de courtoisie et lui renouveler, à lui et à son gouvernement, mais aussi au peuple malien frère, nos condoléances émues à la suite des dernières attaques tragiques qui ont coûté la vie à plusieurs soldats. Nous nous inclinons devant leur mémoire et prions pour le repos de leur âme. J’ai aussi exprimé au président Goïta la condamnation sans réserve du Sénégal, avec la plus grande fermeté, de ces actes odieux, lâches et barbares qui se multiplient. À lui et à tout le peuple malien frère, je rends hommage pour les efforts et les moyens déployés, ainsi que les sacrifices consentis pour renforcer la paix et la sécurité dans ce pays frère. »
Et ce n’est pas tout, a-t-il enchaîné:
« Naturellement, nous avons eu l’occasion d’aborder d’autres points au cours de nos échanges, tenant compte des questions de paix et de sécurité au niveau de la sous-région, mais notamment des voies et moyens de lutter efficacement contre le terrorisme qui ne cesse de s’étendre et menace toute notre population. Car je le redis, la disponibilité du Sénégal à accompagner le Mali dans cette épreuve, pour faire face ensemble aux défis multiples ainsi qu’aux menaces, à la paix et à la stabilité dans toute la région, et au-delà, dans tout le Sahel, parce que ces menaces, nous en avons convenu, ne connaissent pas de frontières et se renforcent avec nos divisions. »
Au-delà des questions de sécurité, la diplomatie a également été évoquée:
« Nous avons aussi discuté des perspectives de renforcement de la coopération pour relever ensemble les défis, que ce soit dans le cadre bilatéral ou dans le cadre des instances régionales où le Mali et le Sénégal sont membres. Et je me réjouis de notre parfaite convergence de points de vue sur les principales questions que nous avons abordées, dans un esprit de fraternité, de solidarité, en mettant ensemble nos forces. Et j’ai dit au président Goïta qu’il peut compter sur le soutien indéfectible du Sénégal, et je lui ai réaffirmé notre présence et notre engagement aux côtés du Mali ainsi que de tous les autres pays, pour relever ensemble les défis communs. »
Les deux dirigeants ont également échangé sur le plan économique:
« Nous avons aussi évoqué la situation dans le cadre de l’UEMOA comme de l’OMVS, et nous avons convenu de travailler avec les autres homologues d’autres pays frères à la convocation, dans les meilleurs délais, de sommets au niveau des chefs d’État, pour redynamiser la coopération monétaire et économique, mais aussi dans la gestion de la ressource hydraulique au niveau de ce fleuve que nous avons en partage. »
Il s’agit du premier déplacement du chef de l’État sénégalais au Mali depuis sa désignation à la présidence tournante de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).
Décryptage: Amadou Diallo














