L’ancien boxeur Lansana Béa Diallo signe son retour au sein du gouvernement, cette fois comme ministre de la Jeunesse. Comme il fallait s’y attendre, il a fait plusieurs rappels :
« Lorsque j’ai quitté ce ministère, il y a à peu près deux ans, j’étais convaincu d’une chose : le travail que nous avons commencé n’était pas terminé. Aujourd’hui, je reviens avec la même passion, mais avec davantage d’expérience, davantage de recul et une détermination encore plus forte. Je suis venu avec une vision. Je suis parti avec des convictions. Je reviens avec une mission, achever avec vous ce que nous avons commencé ensemble. Aujourd’hui, je ne reviens pas dans un ministère inconnu. Je reviens dans une maison que je connais, et surtout, je retrouve des femmes et des hommes que je connais. Nous avons déjà travaillé ensemble, nous avons partagé des réussites, nous avons connu des difficultés, nous avons lancé des réformes importantes. Nous avons parfois réussi, parfois moins bien, mais une chose est certaine : nous nous connaissons, et nous nous connaissons bien… »
Plus loin, l’ancien élu local en Belgique n’est pas passé par mille chemins pour préciser: « Notre mission sera de redonner confiance, de créer davantage de perspectives, d’encourager l’entrepreneuriat, de soutenir les initiatives des jeunes, de rapprocher l’État de la jeunesse partout sur le territoire et, surtout, de faire comprendre à chaque jeune qu’il possède en lui un potentiel immense. Mon rêve est simple, je rêve du jour où un jeune Guinéen ne quittera plus son pays parce qu’il n’y verra plus son avenir. Je rêve du jour où il choisira de rester parce qu’il y trouvera un emploi, une entreprise à créer, une exploitation agricole à développer, un métier à exercer, un projet à bâtir et une vie digne à construire. Je rêve du jour où nos jeunes voyageront non plus par désespoir, mais par choix ; qu’ils prendront l’avion pour découvrir le monde, pour apprendre, pour échanger, pour faire du tourisme, avant de revenir chez eux avec la fierté de participer au développement de leur pays. Car je suis convaincu d’une chose, la richesse de la Guinée ne se trouve pas uniquement dans son sous-sol. Elle se trouve d’abord et avant tout dans sa jeunesse. Et c’est cette jeunesse que nous avons la responsabilité et le devoir de relever. Je vous demande une seule chose, regardons-nous dans les yeux. Ne pensons pas que, parce qu’on a un projet, c’est une opportunité pour nous-mêmes. C’est ce que j’ai vu pendant les deux ans que j’ai passés ici. Quand on a un projet, c’est pour l’avenir de nos enfants, pour l’avenir de nos jeunes. Et c’est cela que j’attends aujourd’hui : que chacun prenne sa responsabilité, que chacun pense que demain sera meilleur, peut-être pas pour vous, mais pour ceux qui sont notre avenir. C’est cela qu’on nous a confié comme responsabilité : prendre nos responsabilités pour construire quelque chose… »
Reste désormais à transformer ces ambitions affichées en actions concrètes au bénéfice de la jeunesse guinéenne.
Décryptage: Amadou Diallo













