Un premier vote indicatif organisé jeudi 30 juillet par le Conseil de sécurité a sérieusement fragilisé les candidatures africaines à la succession d’Antonio Guterres au poste de secrétaire général de l’ONU. Alors qu’une règle informelle privilégiait une femme originaire d’Amérique latine, l’ancien président sénégalais Macky Sall et l’ex-diplomate ougandais Olara Otunnu avaient tout de même maintenu leur candidature.
Le scrutin s’est révélé sans appel pour Macky Sall, qui n’a recueilli que six voix favorables contre sept défavorables et deux abstentions, malgré le soutien officiel de Dakar obtenu ce mois-ci. Le résultat a été encore plus sévère pour Olara Otunnu, entré tardivement dans la course, qui n’a obtenu que deux voix favorables face à cinq défavorables et huit abstentions.
Ce vote, purement indicatif avant le scrutin définitif prévu à l’automne, laisse toutefois la porte ouverte à un possible sursaut – un seul veto pouvant encore écarter l’un des favoris, parmi lesquels la Costaricaine Rebeca Grynspan, la Guyanienne Carolyn Rodrigues-Birkett ou l’Argentin Rafael Grossi. Un diplomate européen a néanmoins jugé le signal envoyé aux candidats africains particulièrement clair.















