Le Tribunal criminel de Dixinn a rendu son verdict ce vendredi dans l’affaire de l’attaque à main armée survenue en 2023 à Nongo Morikanteyah, dans la commune de Lambanyi. Principal accusé dans ce dossier, le militaire Aboubacar Camara, connu sous le sobriquet de « Cantona », a été condamné à sept ans d’emprisonnement pour vol à main armée, association de malfaiteurs et détention illégale d’armes. Quatre de ses coaccusés ont également été reconnus coupables.
Mohamed Lamine Camara, alias « Mista », Mory Seydou Soumah, alias « Fiston », et Abdoulaye Soumah ont chacun écopé de quatre ans de prison ferme, tandis que Moussa Camara a été condamné à trois ans d’emprisonnement. Sur le plan civil, le Tribunal de première instance de Dixinn a condamné solidairement les cinq prévenus au paiement de 60 millions de francs guinéens, ainsi que de 50 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts en faveur de la partie civile.
Le tribunal a également ordonné la restitution des biens saisis au cours de l’enquête, notamment les véhicules placés sous scellés. Selon les éléments présentés par le ministère public, les faits remontent à l’année 2023. La victime, Mme Taïbou Bah, a expliqué à la barre qu’elle rentrait à son domicile après avoir raccompagné une amie, en compagnie de son jeune fils, lorsqu’elle a été attaquée à Morikanteyah.
Les assaillants se seraient emparés de son véhicule avant de prendre la fuite.Les investigations menées par les services de sécurité ont permis de localiser le véhicule présumé utilisé lors des faits à Kakoulimaya, dans la préfecture de Coyah. Cette découverte a conduit à l’interpellation des cinq suspects.
Le parquet a également soutenu que les enquêtes faisaient état de leur implication présumée dans plusieurs autres attaques à main armée perpétrées dans la capitale.Au cours de ses réquisitions, le procureur Fanka Oularé avait sollicité des peines plus lourdes, réclamant 20 ans de réclusion criminelle contre Aboubacar Camara, Moussa Camara et Abdoulaye Soumah, ainsi que 15 ans contre Mory Seydou Soumah et Mohamed Lamine Camara.
Estimant que les peines prononcées ne reflètent pas la gravité des faits reprochés, le ministère public a immédiatement interjeté appel. Le parquet considère que le tribunal a fait preuve de clémence à l’égard des cinq condamnés, tous placés en détention depuis 2023.
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