C’était un week-end d’échanges, de partage, mais également de réflexion autour de la « Structuration optimale d’un fonds souverain en République de Guinée ». Durant toute une journée, le deuxième vice-gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), Dr Almamy II Sylla, a animé une conférence consacrée à ce sujet.
Selon le conférencier, « Le jour où Simandou entrera en production, les réserves de change connaîtront une augmentation exponentielle. C’est pour cette raison que nous avons anticipé la réflexion sur la structuration d’un fonds souverain conforme aux meilleures pratiques internationales. Nous disposons déjà d’un important travail technique de 511 pages qui servira de base lorsque les conditions seront réunies. Ce fonds permettra de gérer efficacement les excédents de devises qui découleront de l’exploitation de Simandou, dans le respect des standards internationaux et des principes de bonne gouvernance des marchés financiers », a expliqué Dr Almamy II Sylla.
Il a avancé plusieurs raisons pour justifier la mise en place d’un fonds souverain : « En réalité, c’est pour éviter que le pays ne devienne la risée du monde en subissant le « syndrome hollandais » qu’il faut être vigilant. Je rappelle qu’un fonds souverain est un cadre de gestion globale, tant au niveau de la gouvernance institutionnelle qu’opérationnelle, aligné sur les meilleures pratiques internationales… »
Le Dr Almamy II Sylla a également insisté sur les conditions préalables, les défis, les approches de gouvernance ainsi que les perspectives qu’offre un tel mécanisme dans un contexte marqué par l’exploitation du méga-projet Simandou.
Amadou Diallo














