Le Sénat béninois a élu son bureau le 6 août 2026 à Porto-Novo, désignant sans surprise l’ancien président Patrice Talon à sa tête, moins de trois mois après son départ du pouvoir le 24 mai. Seul candidat en lice, l’ex-président Boni Yayi, faute de soutiens réels au sein d’une chambre dont les membres sont désignés et non élus, ayant renoncé à se présenter, Talon a recueilli 24 voix sur 25 lors d’un vote à bulletin secret, un résultat quasi unanime salué par les sénateurs comme un signe d’unité.
Louis Vlavonou, ex-président de l’Assemblée nationale, a été élu vice-président, tandis qu’Alassane Séïdou et Adidjath Mathys occupent respectivement les postes de rapporteur et de suppléante.
Ce retour place Patrice Talon au rang de troisième personnage de l’État dans l’ordre protocolaire, une trajectoire que ses détracteurs anticipaient depuis la révision constitutionnelle ayant institué le Sénat. Dans une brève allocution, l’ancien chef de l’État a appelé à l’unité nationale et présenté l’institution comme une « chambre de sagesse, de conseil, de conciliation et d’apaisement », chargée notamment de réguler la vie politique et de se réunir quatre fois par an en session ordinaire.














