La coupure générale d’Internet survenue ce vendredi en Guinée continue de susciter des réactions. L’Association des blogueurs de Guinée (Ablogui) dénonce une atteinte aux droits humains, notamment à la liberté d’expression et au droit d’accès à l’information. L’organisation réclame également des explications des autorités et des fournisseurs d’accès à Internet.
Selon Mamadou Hady Baldé, secrétaire général de l’Association des blogueurs de Guinée, la situation observée ce vendredi était particulièrement préoccupante. Il rappelle que des restrictions touchaient déjà certaines plateformes numériques depuis le 28 juillet, notamment Facebook, YouTube et TikTok.
Mais pour le responsable d’Ablogui, la situation a pris une autre ampleur avec la coupure totale enregistrée ce vendredi soir. « Nous déplorons cette situation parce que nous considérons que c’est une violation systématique des droits humains, notamment la liberté d’expression, mais aussi le droit d’accès à l’information. Depuis le 28 juillet, il y a une restriction ciblée de certaines plateformes, notamment Facebook, YouTube et TikTok. Mais hier soir, c’était un blackout total, c’était une coupure systématique. Même avec des VPN, on ne pouvait pas se connecter », explique Mamadou Hady Baldé.
Pour l’Ablogui, cette situation soulève donc des questions sur le respect des droits numériques consacrés par la Constitution guinéenne ainsi que par plusieurs instruments juridiques régionaux et internationaux. Au-delà de la dénonciation de la coupure, l’Association des blogueurs de Guinée demande surtout davantage de transparence de la part des autorités et des fournisseurs d’accès à Internet. Les citoyens doivent être informés lorsqu’une interruption ou une restriction de l’accès à Internet intervient. Les autorités chargées de la régulation de la connectivité ainsi que les fournisseurs d’accès devraient notamment expliquer les raisons de ces perturbations et préciser leur durée.
« Nous ne demandons pas de garantie. Tout ce qu’on demande, c’est que le droit soit respecté, que le citoyen soit respecté. Les consommateurs de la connexion et de ces services de téléphonie mobile sont aussi respectés », affirme le secrétaire général d’Ablogui.
Pour l’Ablogui, ces restrictions ont également des conséquences importantes sur les activités des organisations et des citoyens qui dépendent des plateformes numériques.














