L’union sacrée des forces vives de Guinée (US-FVG) tire la sonnette d’alarme face à l’inertie qui entoure le processus électoral devant déboucher sur le reférendum et le couplage des élections législatives et la présidentielle cette année. Lors de sa sortie médiatique ce jeudi, le coordinateur de la coalition, Dr Ibrahima Sory Diallo, a exprimé de vives inquiétudes quant au retard dans la mise en œuvre du calendrier électoral, mais aussi à la gestion du recensement biométrique en cours dans le pays: « Nous savons que le Président de la République, le général Mamadi Doumbouya, dans son adresse à la nation le 31 décembre 2024, avait déclaré que l’année 2025 serait une année électorale. Toutes les élections devaient être organisées. Cependant, à ce jour, nous n’avons même pas de chronogramme. Le seul dont nous disposons est celui du référendum », a-t-il déploré.

Dr Ibrahima Sory Diallo s’interroge sur l’absence de concertation et de transparence malgré les engagements pris par les autorités: « Cela signifie qu’il est urgent d’interpeller la Primature pour relancer les facilitatrices, qui étaient pourtant disponibles. Nous avions obtenu des résolutions, au nombre de 35 points », rappelle-t-il.
Selon lui, l’attitude actuelle du gouvernement ne favorise pas un processus inclusif: « Malheureusement, l’administration dirigée par la Primature aujourd’hui ne nous communique aucune information. Elle agit sans nous associer », regrette le coordinateur de l’US-FVG.

Concernant le recensement biométrique, le leader politique dénonce également l’exclusion des partis politiques, qu’il juge contre-productive: « Un recensement où les politiques, censés être informés et jouer un rôle dans la sensibilisation, ne sont pas du tout associés. C’est pourquoi cette campagne rencontre des difficultés. Si les politiques à la base étaient impliqués, ils mobiliseraient eux-mêmes leurs militants pour aller se faire recenser », a-t-il fait remarquer.
Amadou Diallo














