La cour de justice de la CEDEAO a été saisie par la défense du président du parti MoDeL. À Abuja, Me Pépé Antoine Lama et ses confrères ont ouvert une procédure contre l’État guinéen, qu’ils accusent de bafouer les droits fondamentaux de leur client, détenu depuis décembre dernier.
Au cœur des accusations : une série de violations que la défense qualifie de graves. « Nous avions plaidé la violation du droit à la liberté individuelle de M. Mamadou Aliou Bah, de la violation de la liberté de réunion, la liberté d’opinion, la liberté d’expression et de son droit de ne pas faire l’objet d’arrestation et de détention arbitraires », a déclaré Me Pépé Antoine Lamah au micro de RFI.
L’avocat soutient que l’arrestation du leader politique, survenue le 26 décembre 2024 dans le cadre d’une affaire d’offense et de diffamation contre le chef de l’État, est arbitraire et non conforme aux normes internationales.
Avec détermination, la défense espère que la juridiction sous-régionale fera entendre raison aux autorités guinéennes. « Nous voudrions que cette Cour rappelle à la Guinée le respect de ses engagements internationaux en matière de respect des droits de l’homme. Nous voudrions également que cette Cour demande respectueusement à l’État de la République de Guinée de bien vouloir remettre en liberté M. Mamadou Aliou Bah », a plaidé Me Pépé Antoine Lamah.
Le délibéré de la cour de la CEDEAO est attendu dans les prochains jours.
Amadou Diallo














