C’est une affaire que plusieurs assimilent à un scandale commis sous le régime d’Alpha condé. A cause du non-paiement du salaire d’un garde du corps expatrié de l’ancien Président déchu, Alpha Condé, une parcelle de l’ambassade de la Guinée à Paris, a fait l’objet de saisie immobilière. Mais avec la prise du pouvoir par le CNRD le 05 septembre 2021, ce litige diplomatique refait surface. Au cours d’une interview accordée au groupe Allure, le Ministre des Affaires Étrangères, s’est prononcé sur ce sujet brûlant de l’heure.
« J’ai expliqué ce problème devant le CNT. C’est une affaire rocambolesque. L’ancien régime (celui d’Alpha Condé, ndlr) recrute un garde du corps. Le garde se met derrière le Président. Il tourne, et après, il fait une facture. Des millions de dollars pour avoir suivi le Président. Et puis, le Président et le gouvernement refusent de payer cet argent. Vous avez signé, il faut payer. Mais, ils refusent. Et ce momsieur porte plainte contre la Guinée. Et c’est la Guinée qui est condamnée. Qu’est-ce qu’il faut ? Notre parcelle qui est là-bas, sur laquelle nous sommes en train de construire, la justice française la saisit et la met à la vente aux enchères, alors que, par la loi Sapin votée par les députés français, personne ne doit toucher à une représentation diplomatique. Ce n’est pas possible. Cela ne se fait pas. Mais, la justice a ignoré cette loi. Nous avons donc participé aux enchères en tant que propriétaire même de cette parcelle. Et comme tout était bien fusionné, nous avons, évidemment, je dis, évidemment, nous avons perdu. C’est quelqu’un d’autre qui a remporté cette vente aux enchères. On lui a donné notre parcelle, et il l’a achetée » a regretté docteur Morissanda kouyate
Toutefois, les autorités de la transition n’ont pas baissé les bras quant à la retrocession de ce domaine situé à la 9eme rue Léon DELHOMME du 15ème arrondissement de Paris. Le Ministre des Affaires Étrangères, se montre rassurant, quant à une résolution à l’amiable de ce différend qui oppose la Guinée à la France
« Le président de la République a dit qu’il ne lâchait pas le morceau. La parcelle de la Guinée doit être ramenée. Il a demandé d’approcher celui qui a eu la parcelle, et demandez-lui combien il veut que nous mettions pour la reprendre. On a négocié avec lui. Le Président de la République a payé, en rachetant la parcelle à ce monsieur. Ensuite, on a commencé rapidement à travailler sur cette parcelle. Par la suite, ce sont les mêmes personnes qui reviennent encore. Elles reviennent pour saisir la même parcelle. C’est une insulte. Nous avons pris nos avocats. Parce que nous avions déjà commencé à construire sur cette parcelle. Que fait-on de la loi Sapin. Je ne vous le cache pas. La France est un pays ami. Nous ne demandons pas au gouvernement français d’interférer dans la procédure judiciaire. On demande simplement à ce qu’on applique la loi Sapin, qui protège les biens diplomatiques. On est à ce niveau. J’espère qu’on terminera cette affaire de façon amicale. J’espère que les choses vont bien se passer. Le gouvernement français est un gouvernement ami. Nous allons travailler ensemble sur ce dossier. Et j’espère que nous allons faire valoir la loi. Je ne dis pas de nous aider, mais il faut faire valoir la loi votée par le Parlement, la loi Sapin. Mais nous, sereinement, on continue à construire sur la parcelle », a fait savoir le Ministre des Affaires étrangères.
AOB














