Présent à Kankan à l’occasion de la 85ème édition de la Mamaya, le ministre de la Culture, Moussa Moïse Sylla, n’a pas tari d’éloges sur cette fête traditionnelle qui symbolise l’identité culturelle et l’unité nationale en Guinée. Dans une déclaration empreinte de fierté et d’émotion, le ministre a restitué toute la portée de cette célébration qui transcende aujourd’hui les frontières régionales.
« Ce que j’ai vu, j’avoue que c’est quelque chose d’extraordinaire. Cette 85ème édition sera au-dessus de celle de l’année dernière. Ça, c’est déjà une vérité absolue au regard de tout ce que j’ai comme signes avant-coureurs».
Le ministre Moussa Moïse Sylla a salué la dimension exceptionnelle que prend la Mamaya cette année, mettant en avant les efforts déployés pour en faire un événement culturel majeur au niveau national. « Je profite de l’occasion pour remercier sincèrement le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, qui a su donner un coup d’éclat à ce patrimoine culturel immatériel de notre pays, pour en faire aujourd’hui le porte-étendard de la culture guinéenne», a-t-il exprimé.
Pour le ministre, la Mamaya n’est plus l’apanage de la seule ville de Kankan, mais une fête qui fédère toute la Guinée. « La Mamaya, ce n’est plus Kankan. Ça n’a jamais été d’ailleurs Kankan. C’est devenue toute la Guinée », déclare Moussa Moise Sylla, soulignant l’impact culturel et social de cet événement.
Il a aussi insisté sur son rôle dans la promotion de la cohésion et du dialogue entre les régions. « Et le brassage que cela permet, avec tous ces corollaires en termes de cohésion sociale, en termes de pont interculturel. Cette année, c’est la Basse-Côte qui est la région invitée d’honneur. L’année dernière, c’était la Moyenne Guinée. C’est la culture qui peut réussir cela».
L’implication directe du président de la République dans la célébration de la Mamaya est un signe fort, selon le ministre : «Lorsque le premier responsable d’un pays porte la culture, c’est toute la nation qui en est complètement éblouie. Je tiens à le féliciter pour avoir donné à la Mamaya ses lettres de noblesse. Cela fait la troisième édition à laquelle il va participer. Ce n’est pas rien. Il aurait pu faire autre chose. Mais en venant, il sait qu’il participe à une cérémonie qui rassemble l’ensemble des filles et des fils de la République de Guinée».
Le ministre a également salué le travail du SEDÈ, structure organisatrice de l’événement, pour sa rigueur et son efficacité. «C’est grâce à leur sérieux, à leur envie et à leur détermination de faire de la Mamaya le point central de nos festivités en République de Guinée ».
Selon lui, cette dynamique collective a permis à la Mamaya de devenir un bien commun, une fierté partagée par tous les Guinéens : « Aujourd’hui, c’est au-delà du ministère de la Culture, c’est au-delà du SEDÈ qui l’organise, c’est devenu la chose de tous les Guinéens. Et quand vous voyez le déplacement qu’il y a eu cette année, j’ai bien peur que nous n’ayons pas de place sur ce beau gazon pour les excellents pas de danse de la Mamaya. »
Enfin, le ministre Moussa Moïse Sylla a mis en lumière les améliorations logistiques mises en place cette année :
« Oui, c’est l’une des raisons qui me poussent à féliciter le SEDÈ, parce que cette année, il y a non seulement le nombre de sponsors qui a augmenté, mais ils ont également pris en compte un certain nombre de remarques que nous avions formulées l’année dernière, notamment sur l’occupation des places. Vous remarquerez qu’il y a plusieurs tentes et que les tentes sont spécifiées en fonction des invités qui arrivent pour éviter les débordements. En accord avec le chef BY Issa, il y a eu de l’innovation. Regardez les tentes de dernière génération qui ont été installées grâce à la collaboration que le SEDÈ a avec BY Issa depuis plusieurs années maintenant. »
À travers cette prise de parole, le ministre de la Culture a réaffirmé l’engagement des autorités à ériger la culture en pilier de l’unité nationale et du rayonnement international de la Guinée. La Mamaya, plus qu’une tradition, devient ainsi un symbole de rassemblement, de modernité et d’identité collective.
Mohamed Béné Barry, Morlaye Damba, Sory Kandia Bangoura













