Dans une démarche de réforme administrative, le premier ministre Amadou Oury Bah a dévoilé ce vendredi les nouvelles lettres de mission ministérielles. La cérémonie s’est tenue dans la salle de conférence du ministère des Affaires étrangères, en présence des membres du gouvernement, des secrétaires généraux, des chefs de cabinet, des directeurs des bureaux de stratégie et de développement (BSD), ainsi que d’autres hauts responsables de l’administration publique.

Ces documents stratégiques, remis officiellement aux différents ministères, redéfinissent les priorités dans la conduite de l’action gouvernementale: « Il ne s’agit pas d’un exercice individuel, mais d’un engagement collectif. Chaque acteur de l’appareil administratif doit se sentir concerné par l’atteinte des résultats », a déclaré Bah Oury devant l’assistance.
Loin d’être réservées aux seuls ministres, ces lettres de mission engagent l’ensemble de l’architecture administrative de chaque département. Secrétaires généraux, chefs de cabinet, directeurs techniques, conseillers principaux et inspecteurs généraux.

Bah Oury a insisté sur l’importance de décliner ces lettres à tous les échelons, via des contrats de performance, afin de garantir une meilleure coordination et un suivi constant de l’exécution des engagements: « Nous devons en finir avec l’improvisation. Cette démarche introduit une culture de résultats, basée sur l’évaluation permanente et la clarté des objectifs », a-t-il expliqué.
Avec cette réforme, le gouvernement guinéen ambitionne de bâtir une administration moderne, proactive et alignée sur les grandes orientations nationales: « Nous entrons dans une ère de rigueur, de méthode et de constance. Gouverner autrement, c’est désormais un impératif », a conclu le chef du gouvernement.
Decryptage: Amadou Diallo














