Dans un entretien qu’il a accaccordé à l’un de nos reporters, le président du parti de l’Alliance pour le Renouveau et le Progrès (ARP), s’est prononcé sur le dernier développement de l’actualité socio-politique du pays. La relance du dialogue politique, le recensement biométrique en passant par la mise en place de la Direction générale des élections, Mohamed Nabé aborde sans filtre, tous ces sujets qui défrayent la chronique.
4 ans après la gestion du pouvoir par le CNRD menée par le général Mamadi Doumbouya, l’homme politique dresse un bilan plutôt mitigé de la conduite de la transition
« Il faut reconnaître que, comme toute œuvre humaine , la perfection n’est que divine. Si je vous dis que la conduite de la transition aujourd’hui est parfaite, je vous aurai menti, elle n’est pas parfaite. Elle peut être perfectible. Il y a des aspects positifs, il y a des aspects négatifs. »
Dans cette gestion du pouvoir par la junte, le président de l’ARP cite l’organisation du procès du 28 septembre comme étant l’une des actions phares posées par le CNRD
« Beaucoup d’aspects positifs tels que l’organisation du procès du 28 septembre, qui a redonné un peu d’espoir aux victimes, bien qu’il y ait eu beaucoup de choses qui ont été dites sur ce procès, mais son organisation et dans sa quintescence est une très bonne chose dans notre pays, parce que quelque part, je pense que ça met un terme à des décennies d’impunité et de crimes d’État qui ont été commis dans ce pays. »
Mohamed Nabé évoque aussi la mise en place de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF ). Pour le président de l’alliance pour le renouveau et le progrès, la CRIEF est devenue un instrument de dissuasion pour d’éventuels délinquants financiers, mais aussi un modèle de gestion saine de la chose publique.
« Il faut aussi reconnaître aujourd’hui que la création de la CRIEF, même s’il y a des choses à redire par rapport à la CRIEF, il y a des choses qu’on peut corriger, mais sa mise en place en tant qu’instrument, pas de répression, mais d’instrument de dissuasion en termes de gestion des deniers publics, peut être une bonne chose. Parce qu’il faut reconnaître dans le secteur privé, la perception face à la chose publique, on commence à sentir, on commence à changer. La mentalité des cadres de l’administration publique face à la chose publique commence à changer. Ça, ce sont de bonnes choses. »
Mohamed Nabé exhorte le pouvoir militaire à continuer dans cet élan qui vise selon lui, à poursuivre en justice ceux qui se livrent aux détournements des derniers publics. Toutefois, le président de l’ARP souhaite que les anciens dignitaires du régime d’Alpha condé, bénéficient d’un traitement digne de leurs ancienne fonctions de commis de l’Etat.
Amadou Oury Barry














