Le 27 avril dernier, le chef de l’Etat, le Général Mamadi Doumbouya, coupait le cordon inaugural du pont unique à péage de Tanènè, ouvrant ainsi une nouvelle ère dans la construction d’infrastructures modernes, mais surtout dans le modèle de financement des travaux routiers en Guinée. Ce chantier a été suivi de bout en bout par le Fonds d’entretien routier qui a fait montre de sa capacité opérationnelle dans la conduite de projets d’un nouveau genre, comme celui à financement local et participatif.
Cette infrastructure est l’ambition d’un nouveau modèle en expérimentation en Guinée. Elle est en effet le point de départ d’une nouvelle vision qui met à contribution les banques locales et la participation citoyenne dans le financement des infrastructures d’envergure, une avancée majeure dans l’histoire des infrastructures routières de notre pays.
Aujourd’hui, sous l’impulsion du Général Mamadi Doumbouya, la Guinée passe un jalon décisif dans son édification. En effet, pour en savoir davantage sur les contours de ce projet, Allure Mag est allé chercher le discours que le Directeur Général du Fonds d’entretien routier, n’a pu décliner, en raison de la compression de l’agenda de la cérémonie inaugurale présidée par le chef de l’Etat.
Ainsi, pour Hamidou Sylla, « ce projet symbolise le fruit d’une ambition nationale » portée par la vision stratégique du chef de l’Etat, à travers le programme de développement socioéconomique Simandou 2040. « Il représente bien davantage qu’un ouvrage de franchissement : c’est une réponse concrète aux défis de mobilité, de croissance inclusive et de modernisation de nos infrastructures. Il symbolise la mise en œuvre de votre vision et la volonté du Gouvernement d’assurer une connectivité optimale entre les régions, de renforcer l’intégration nationale et de favoriser le développement économique à travers un réseau routier efficace, durable et sécurisé », peut-on lire dans son discours.
Le pont unique de Tanènè a en effet conduit à la mobilisation du secteur bancaire, en particulier la Société Générale et Ecobank. Un processus mené avec dextérité par la FER.SA, en utilisant exclusivement le Franc Guinéen, avec des partenaires techniques nationaux et des compétences locales. « Ce mécanisme, de type «made in Guinea», est une source de fierté et un modèle reproductible », vante son Directeur général du FER.
Selon Hamidou Sylla, ce pont de Tanènè « s’inscrit dans une stratégie plus large, visant à bâtir un réseau routier national efficient, sécurisé et autonome » .

Le Dg du Fonds d’entretien routier se réjouit surtout des retombées de cette infrastructure qui apporte espoir et bien-être à des millions de Guinéens. « Sur le plan sécuritaire, il modernise la circulation et réduit considérablement les risques liés aux infrastructures vétustes. Sur le plan économique, il dynamise les activités locales, stimule l’entrepreneuriat, et génère 50 emplois directs, dont 34% occupés par des femmes, dans les postes de péage et de pesage. Sur le plan financier, il crée un flux de recettes régulières pour l’État, assurant au FER.SA les moyens de ses ambitions pour l’entretien, la modernisation et le développement du réseau routier national. Sur le plan technique, il optimise également les coûts d’entretien en remplaçant les infrastructures vétustes existantes et en mettant en place un dispositif pérenne de gestion et de maintenance », a-t-il mentionné dans son discours.
Afin de faciliter les paiements aux usagers, les autorités ont mis en place un éventail de facilités, allant des paiements en espèces, aux paiements par carte, en passant par Orange Money, et très bientôt via d’autres solutions numériques. Des cartes magnétiques sont d’ores et déjà disponibles auprès de la Direction commerciale.
Le principal défi réside désormais dans l’utilisation efficace et efficiente de cette infrastructure, dont le modèle de financement devrait inspirer face aux difficultés d’accès au financement des grands travaux. Car le pont unique de Tanènè est la première d’une série de projets structurants.
En 2025, en effet, dans le cadre du Plan d’Action Opérationnel du Ministère des Infrastructures et des travaux publics, quatre (4) nouveaux postes de péage et pesage seront implantés sur les axes RN1, RN4 et RN6. Une ambition qui vise à bâtir un réseau routier performant, inclusif et durable, à la hauteur des attentes de notre peuple.
Alluremag N° 001 DU 02 AU 30 juin 2025














