Parmi les réformes entreprises dans le secteur minier par le gouvernement du général Mamadi Doumbouya, figure en bonne place la mise en place du Service National de Coordination des Projets Miniers (SNCPM). Cette boite à outil chargé entre autres d’assurer le suivi de toutes les activités des projets miniers en développement, peut être considérée à juste raison comme une innovation disruptive pour un secteur porteur de croissance comme celui de nos mines. Pilier par excellence de notre économie. Depuis sa création, le SNCPM dirigé par M. Ibrahima Kalil Kéita, véritable bourreau de travail sert de vade mecum à tous ceux qui nourrissent un intérêt pour le secteur minier. Aucun sujet n’est désormais tabou, ceci grâce au génie du directeur général, et à sa promptitude d’interagir sur les réseaux sociaux. Terrain de jeu favori d’une population guinéenne composée à majorité de jeunes.
D’où l’intérêt d’avoir un cadre de la trempe de M. Kéita pour cornaquer cette structure, qui apporte de la valeur ajoutée au boom minier provoqué par l’effet CNRD. Alluremag ne pouvait donc pas ne pas porter un focus sur les attributions de ce service qui prend de plus en plus de place dans le cœur névralgique du département des Mines et Géologie.
Participation de l’Etat guinéen dans le projet minier Simandou : Un acquis à l’actif du CNRD
Comme on l’a toujours dit, nous ne cesserons d’être pédagogues. Le projet minier Simandou est un projet d’exploitation d’un gisement de fer composé de 4 blocs qui est cheval entre Kérouané et Beyla. Il a quatre (4) composantes qui sont :
- Une mine de 4 blocs détenus par Rio Tinto (Bloc 3 et 4) et WCS (bloc 1 et 2) ;
- Du chemin de fer (TransGuinéen qui est multi utilisateur. Le train transportera les minerais de fer, la population, les marchandises et les produits agricoles) ;
- D’un port en eau profonde (Pour l’exportation du minerai de fer et, dans le futur, l’importation et l’exportation des marchandises) ; et
- un projet de transformation du minerai de fer en acier. Le projet minier Simandou entrera en production à la fin de cette année 2025 ou en début d’année 2026. La production annuelle par compagnie (Rio Tinto et WCS) en plein régime est de 60 millions de tonnes de fer par an.
Cependant, force est de reconnaître que ce projet est devenu une réalité grâce à la clairvoyance du Président de la République, le Général Mamadi DOUMBOUYA, au Comité Stratégique du Projet Simandou, avec à sa tête le Ministre Directeur de Cabinet à la Présidence, M. Djiba Diakite.
À titre d’exemple, quand on prend la participation de l’Etat. Une obligation consacrée par le code minier en son article 150-I. Avant l’avènement du 5 septembre 2021, la participation de l’Etat guinéen dans le Projet minier Simandou était de 0%. Grâce à la clairvoyance du Président de la République et au Comité Stratégique du Projet Simandou, nous avons eu 15% comme prévu dans le code minier.
Ceci démontre la bonne volonté des nouvelles autorités à faire appliquer la loi (le code minier, le code général des impôts, et le code des investissements) dans toute sa rigueur, tout en maintenant l’attractivité du pays. Sans toucher à aucune convention comme promis par le chef de l’Etat à la prise du pouvoir, nous sommes parvenus à avoir nos droits dans le plus grand projet minier au monde.
Par ailleurs, une autre précision importante, la participation de 15% de l’Etat n’est pas liée à une quelconque exonération fiscale.
Bref, cette participation de la Guinée est :
- Non contributive : La Guinée ne paiera pas d’argents ou ne contribuera pas aux investissements (CAPEX) pour avoir ces 15% ; et
- Non dilutive : Cette part de la Guinée ne doit, en aucun cas, diminuée en cas de nouveau investissement dans le projet ou d’émission de nouvelles actions.
Alluremag N° 001 DU 02 AU 30 juin 2025














