Les autorités éducatives de la région administrative de Kankan ont dressé un bilan contrasté des examens nationaux de cette année lors d’une conférence de presse animée à la Maison régionale de la presse. Accompagné des cadres locaux de l’éducation, le coordinateur régional des examens, Sayon Camara, a mis en lumière les avancées et les défis rencontrés lors du Certificat d’Études Primaires (CEP), du Brevet et du Baccalauréat unique.
Alors que le climat général des examens a été qualifié de satisfaisant, les chiffres témoignent encore de quelques insuffisances. Au total, 25 cas de fraudes commises par des candidats ont été recensés, dont 23 au Baccalauréat et 2 au BEPC. Toutefois, une amélioration est notée par rapport aux années précédentes, notamment sur le plan de la discipline et de la vigilance.

Le nombre de téléphones portables saisis pour tentative de tricherie s’élève à 327, un net recul comparé aux 611 appareils interceptés en 2024. Cette baisse est perçue comme un signe positif par les responsables, qui saluent une meilleure prise de conscience aussi bien chez les élèves que chez le personnel encadrant.
Malgré cela, 48 enseignants ont été épinglés pour diverses fautes, dont 45 surveillants relevés de leurs fonctions pour retards répétés ou négligence, ainsi que 3 correcteurs sanctionnés pour leur conduite jugée non professionnelle.
Pour Sayon Camara, ces résultats montrent une dynamique encourageante : « L’objectif reste une organisation sans faille et sans fraude. Nous sommes sur la bonne voie. » Il affirme que les réformes engagées depuis plusieurs années commencent à porter leurs fruits, et il espère atteindre d’ici peu, un niveau de tolérance zéro face à la fraude scolaire.
Décryptage: Amadou Diallo














